vendredi, décembre 22, 2006

Ma rencontre avec monsieur Côté

Ceux qui me connaissent savent à quel point je suis groopie. Je vois Richard Desjardins dans un guichet automatique de la rue Saint-Denis à Montréal et je m'évanouis presque. Je crois que dans les quelques dizaines de rencontres de "célébrités" que j'ai pu faire depuis le début de ma vie, des membres de Tears for fears, à Francis Cabrel en passant par Richard Séguin et Denise Bombardier (qui avait été si condescendante avec moi que je la déteste depuis), celle qui m'a le plus impressionnée, c'est ma rencontre avec le monsieur Côté de la chanson 23 décembre de Beau Dommage. J'ai rencontré ce gentil monsieur lorsque j'étudiais au collège Marie-Victorin. Ce petit prof d'anglais était en fait le père d'un de mes collègues de classe, Richard Côté. Il enseignait à l'un des membres de Beau Dommage et il était très fier de me dire qu'il était le monsieur Côté de 23 décembre. Mon coeur de groopie finie n'en croyait pas ses oreilles.

Pour votre information, il est très gentil monsieur Côté. Il a les cheveux gris, des lunettes et a dû être un excellent prof. Ce n'est pas pour rien que son nom est cité dans l'un des classiques de la chanson québécoise (qui est l'une de mes chansons de Noël préférée). Pourquoi ai-je été aussi touchée par cette rencontre, qui a quand même eu lieu il y a une bonne quinzaine d'année? Parce que je sens que je comprends mieux la chanson et que je rencontrais l'histoire... Sûrement aussi parce qu'à chaque fois que je pense à ce gentil monsieur en écoutant 23 décembre, je me rappelle à quel point c'est si exaltant de dire aurevoir à nos profs en sachant que nous avons de belles heures de glorieux congés devant nous et en sachant que ces figures rassurantes seront encore là pour nous accueillir en janvier, comme monsieur Côté l'était.

Aujourd'hui, j'ai la chance, comme prof, de recevoir les Joyeux Noël de mes élèves. Certains m'ont donné des petits cadeaux (j'ai eu du chocolat, cette année, yé!), d'autres m'ont serré la main, d'autres m'ont remercié du plus profond de leur coeur, en me disant qu'ils avaient bien aimé mon cours (ça, ça vaut autant que du chocolat, pour un prof) . D'autres m'ont dit, tristement qu'ils ne reviendront pas en janvier. D'autres sont si soulagés quand ils apprennent qu'ils ont passé leur cours. Certains m'ont évité (avec raison), car ils savent qu'ils devront reprendre le cours. Au mois de novembre, la session paraît parfois interminable , mais ça me quand même toujours plaisir, à la fin décembre de dire à ma façon "salut ti-cul, on se reverra, le (15 et non le 7: on est au Cégep quand même) janvier".

Je vous laisse, la file des retardataires doit déjà être longue, dans les Archambault et les Chapters de ma région et il me reste quelques cadeaux à acheter.

Et moi qui voulais m'y prendre tôt, pour une fois, cette année... Ce sera pour une autre fois, j'imagine...

jeudi, décembre 21, 2006

Métamorphose des fêtes


Il y en a, pour le temps des fêtes, qui s'achètent une petite robe noire. D'autres qui se font peigner comme Madonna.

Moi, pour les fêtes, j'ai changé mon template de blogue...

On se fait les métamorphoses que l'on peut, que je me suis dit.

Pourquoi ce changement de look?

Probablement parce que je n'ai pas écrit depuis le 1ier novembre et qu'à chaque fois que j'ouvre mon blogue, je me sens un peu anxieuse et je me demande si je vais pouvoir écrire de nouveau, moi qui autrefois nourrissais l'espace virtuel de chroniques plus ou moins personnelles au moins deux ou trois fois par semaine...

Pendant ma période de blogueuse léthargique, j'ai lu beaucoup de blogues. Sophie, Josée, Stéphane, mère indigne, enfin toutes sortes d'écrivains publics qui sont souvent des personnalités médiatiques. On dirait que plus je les lis et moins j'écris. Status anxiety, je suppose. Je me dis qu'avec la prolifération des blogues, il y a sûrement quelqu'un de plus intelligent que moi qui a su parler de ce que je voulais dire avant moi... Il y a un côté de moi qui fera en sorte que je resterai toute ma vie (en partie) une petite fille de secondaire 1 qui se tient dans son casier et à la bibliothèque... Il y a tellement de monde populaire qui parle si bien que je m'enterre. Ce soir, je sors de ma case pour venir vous parler et ça fait du bien!

En tous cas, avec ma gang de collègues plus prolifiques et plus cool, nous avons été élus Personnalité de l'année par le Times. Tiens, c'est pour fêter cela, la métamorphose...

Pour fêter aussi les vacances, le solstice (car nous ne pouvons plus parler de Noël au Canada), la fin de la longue session, mon voyage qui approche et surtout la chance que j'ai d'être en vie et entourée d'amis aussi en vie dans un pays qui est en paix (malgré l'élection de Stéphane Dion, il fait quand même bon vivre ici). Il neigera bientôt et j'irai marcher jusqu'au golf de st-André et près du Canal Rideau.

Comme le dit ma chanson de Noël préférée:

"Have yourself a merry little christmas"


Je reviendrai bientôt dans mon nouvel environnement. Vous êtes aussi les bienvenus, bien sûr.