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Messages

Relâchée

Je suis relâchée en liberté ... pour une petite semaine. Comme prévu, je me suis reposée à St-André et je me sens mieux. C'est fou ce que ça peut faire un peu de comfort food, des rires et beaucoup de télé pas trop intello! Wow, mais quelles cérémonies de clôture avons-nous eues! Je suis presque aussi ébahie qu'un Alain Goldberg en transe lors d'une triple boucle piquée! Pourtant, j'ai des dizaines de choses à faire avant mon départ pour Québec, mercredi matin. La différence d'avec mon état habituel (qui, ces derniers temps, ressemblait au Cri de Munch, comme vous avez pu le lire dans ce blogue)? Je décide de ce que je ferai et surtout je décide du moment où je ferai ce que j'ai à faire. Voilà la différence. J'ai un travail à faire pour mon cours d'atelier de création. En soi, c'est un stress pour moi (bonjour loisirs!). Cependant, je me suis calmée et ai travaillé à mon rythme en me branchant sur Espace Musique. Oui, elle m'énerve cette Sophie m...

Relâche névrosée?

Travailler dans le milieu scolaire a indéniablement ses avantages! Un de ceux-ci est, bien entendu, celui de pouvoir jouir d'une semaine de congé à la fin février ou au début mars. Il me reste deux petits jours d'école et je pourrai me dire en relâche. Bien sûr, ceux qui me connaissent bien savent que j'ai un problème perceptuel avec toutes les sortes de vacances. Par exemple, en ce moment, il me semble que ce congé durera très lontemps, des mois peut-être. Je le sais bien, la semaine filera à la vitesse de l'éclair et oups, on sera déjà rendu au dimanche! Je le sais mais je tombe dans le panneau à chaque fois. Mon deuxième problème vacancier est, justement, que je trouve trop vite qu'il ne me reste pas beaucoup de temps pour faire tout ce que je désire accomplir. Je voudrais en profiter pour relaxer (dormir jusqu'à midi en me calant sous ma couette et en me ré-endormant si j'ai le malheur de me réveiller à 7 h, lire 12 heures consécutives, regarder des Opra...

Voyage, voyage

Je n'ai pas voyagé depuis quelques temps (Toronto début janvier) et je pars pour la prochaine fois à la fin mai (France et Espagne avec mes étudiants). Je suis dans un creux et je me voudrais bohême. Je voudrais décider de partir le jour même (genre demain ou max. samedi) à destination d'un endroit que je n'ai jamais vu (genre Vienne ou Prague ou des îles désertes du Pacifique). Lundi, je ne suis pas rentrée travailler. Je ne me voyais pas assise à mon bureau, en train d'être utile et productive. J'ai mariné dans mon jus de déprime sédentaire. Le lendemain, je suis partie travailler sans grande joie. J'aurais voulu m'envoler. Plutôt, je suis rentrée sagement là où j'étais attendue. Fidèle. Soumise. Travaillante. J'entre facilement dans le rang et je me dis que je vais en sortir de ce rang, un jour. En fait je vais en sortir dans un an et demi, lors de cette année que je prendrai pour voyager. Je n'ai jamais voyagé plus d'un mois de temps. En ...

Pluie de février

Suis-je la seule à m'ennuyer de l'hiver? J'avoue que je suis heureuse de ne pas avoir à m'inquiéter du fait que ma Golf 1998 ne parte pas le matin. J'avoue que je ne m'ennuie pas trop des froids sibériens (genre -40 sans le refroidissement éolien) que nous connaissons habituellement à ce temps-ci de l'année. OK. Mais, vous trouvez pas ça déprimant, vous, ce demi-hiver fait de températures de 10 degrés et de pluie verglaçante? Le canal Rideau est toujours fermé et nous ne pouvons goûter à ce froid revigorant qui marque habituellement nos hivers. J'aime bien mes étés frais et mes hivers glaciaux. Pourquoi est-ce que j'aime tant le froid? Peut-être parce qu'il givre mes préoccupations. Parce qu'il m'énergise aussi. Sûrement aussi parce que j'aime la différence, j'aime apprécier ce que plusieurs personnes détestent. Je sais aussi que j'ai la chance de posséder un manteau chaud et de bonnes bottes. Itinérante ou nouvelle immigrante...

Saturday night fever

Vers 15 ou 16 ans, je me disais que, le samedi soir, il devait être si magique d'aller danser dans un bar, lorsque j'aurais enfin atteint mes 18 ans. Pour combler ce désir, j'ai donc, lorsque l'état québécois me l'a permis, déjà "sorti" le samedi en allant danser dans des endroits où l'on ne s'entendait pas parler et où j'étais plus souvent qu'autrement plus mal à l'aise qu'autre chose. Pourtant, j'avais tant rêvé de me retrouver dans ces endroits. Que voulez-vous? Quand vous habitez la région de Lachute, le seul bar où vous pouvez aller danser se nomme le Vide-Sac! Avec un tel nom, il ne faut pourtant pas s'attendre à y vivre l'extase des folles soirées du Studio 54 de Manhattan! Mes seuls souvenirs de cet endroit? La chanson Black Betty, qui finissait invariablement la soirée et les "vieilles" de 22 ans qui dansaient autour de leurs sacoches, lors des Ladies Night (soirées où l'on faisait accroire aux fil...

Verglas!

Ceux qui me connaissent et qui lisent ce blogue savent comment j'aime rester chez moi à prendre mon temps et à vivre à mon rythme. On dirait que le bonheur est triplé quand une journée de congé arrive inopinément. Après une mauvaise nuit, peuplée de cauchemars à coucher dehors, je me lève. Mathieu, ahuri, me parle de la patinoire qui s'étale devant notre porte et qui semble s'étendre sur le sud du Québec en entier. Je me dis que je travaille dans une école privée et que celles-ci ne sont jamais fermées, à moins d'une attaque nucléaire...et encore. J'allume la radio et le bien-aimé animateur me dit ce que j'avais le goût d'entendre: le nom de mon école avec la mention FERMÉE. Je jubile. Mathieu sacre. Il faut comprendre que sa planif est serrée et que de manquer un cours a un effet dévastateur sur celle-ci. Il bougonne jusqu'à temps que je lui dise que je mettrai du Baileys dans son café pour célébrer. Ce que je fais. Et nous buvons notre joyeux café irla...

Ce soir, il va pleuvoir. Il faut tout emporter.

Voilà votre phrase de départ. En fait, c'est le deuxième exercice demandé par mon prof, dans mon atelier de création. Si vous voulez jouer avec moi, laissez-vous aller à créer un petit texte inspiré de ces mots. J'ai à remettre un travail à ce sujet mais rassurez-vous, j'ai déjà un bon filon et je ne profiterai pas de vos idées pour augmenter ma moyenne. Je suis juste curieuse de savoir ce que cette phrase (tiré d'un conte africain) vous inspire.

Mots aimés et mots détestés

Je remercie les personnes qui se sont exprimées au sujet de ma dernière question. Il serait intéressant d'analyser ce que veulent dire les choix de chacun... Voici les mots que j'aime particulièrement: Agrume (surtout à ce temps-ci de l'année et plus particulièrement les mots citron et pamplemousse ) Irlande (je pense à un beau vert énergisant) Rafale (il y en a trop peu cet hiver, j'aime bien aussi le mot bordée ) Safran (ce mot me parle d'un pays lointain et est aussi musical) Merlot (un nom de vin qui ressemble à un nom d'oiseau, j'aime particulièrement ce mot prononcé à l'anglaise) Et voici ceux que je n'aime pas: Idoine (ne dit pas ce qu'il veut dire) Braquette (fait partie de conversations plates sur les impôts) Épithète (je déteste ce mot depuis mes cours de français du primaire) Gaminet (laid, laid, laid, il doit y avoir mieux que ça pour parler d'un T-Shirt; mouflet est guère mieux pour remplacer muffin,...

Atelier de création

Ce soir j'ai commencé mon nouveau cours qui se nomme Atelier de création . J'ai hâte et j'ai peur à la fois. J'aime écrire mais je n'ai pas toujours une imagination florissante. La prof devrait nous donner, durant la session, des techniques pour contrer le manque d'inspiration. Une de celles-ci se nomme la contagion. Il s'agit de s'inspirer des idées des autres pour s'aider à créer. Par souci d'intégration de la matière, je veux donc utiliser cette technique avec vous. En effet, notre premier devoir consiste à nommer les 5 mots que nous aimons le plus et les 5 mots que nous aimons le moins. Si vous aviez à faire ce devoir, quels mots choisiriez-vous? Je vous donne les miens bientôt mais je suis curieuse de savoir les vôtres (vous pouvez aussi m'expliquer les raisons qui ont guidé vos choix).

Puisque toute bonne chose a une fin

Je rentre au travail demain. Les cours ne recommencent que dans une semaine mais je dois planifier ma session, faire le ménage de mon bureau, retrouver le chemin professionnel duquel je me suis joyeusement écartée depuis deux semaines. J'aime beaucoup mon travail. J'aime moins me lever tôt. J'aime moins me retrouver, moi éternelle procrastinatrice, avec des listes de choses à faire que je remets toujours à plus tard. Je crois que je serais incapable de ne pas travailler. J'aime me sentir utile et appréciée professionnellement parlant. Cependant, il est clair que la vie de bureau et ses contraintes temporelles ne sont pas toujours faites pour moi, qui ai un tempérament bohême et voyageur. Je me sens un peu nerveuse, en ce dimanche soir, mais c'est pas si pire. Les vacances ont été bonnes. J'ai marché, j'ai ri, j'ai bien mangé, bien respiré, ai vu de bons films, ai lu de bons livres, ai passé du temps avec ceux que j'aime. Comme je l'ai écrit il n...

Bonne année!

Je vous souhaite tout ce qu'il y a de mieux pour 2006. Comme je l'ai déjà écrit, 2006 sera, je le souhaite, une année ataraxique. A 35 ans, j'aimerais prendre les décisions qui me permettront de trouver la paix de l'âme que je recherche depuis trop longtemps déjà. Changer de job? Prendre plus de bains chauds pour faire moins d'insomnie? Faire plus de sport et manger plus de légumes verts? Écrire plus? Lire Proust? Aller plus souvent à St-André? Avoir des loisirs créatifs et non stressants? Je ne sais pas. Mais je sais qu'un changement s'impose car je me sens bien en ce moment alors qu'il y a 10 jours, je ne savais pas si je me rendrais à Noël en une seule pièce, tant je sentais que ma vie était un vaste tourbillon. Tout est juste une question de perception. Une petite semaine à St-André , quelques bons partys, la découverte de la chanson Hung up de Madonna et la perspective d'un séjour agréable à Toronto et tout va mieux. Je vois cette fameuse lumiè...

Des vacances (et une année 2006?) ataraxiques!

Ataraxie: Tranquilité de l'âme. Chez les stoïciens, état d'une âme que rien ne trouble, idéal du sage. (Petit Robert) A la suite de ma dernière entrée, Claude me formulait le souhait que 2006 soit une année ataraxique. Bien sûr, je ne me rappelais pas de la définition de ce mot, dont nous avions déjà parlé, à l'école, je crois. Je pensais qu'il s'agissait d'une maladie (je mélangeais ataraxie et ataxie), jusqu'à ce que Kine m'écrive le sens du mot, ce matin. En cherchant dans le Robert, j'ai découvert à quel point le mot ataraxie représentait ce que je recherche le plus au monde: la paix de l'âme. Mes vacances à St-André ont tout pour me rapprocher de l'état ataraxique souhaité: Le matin, je me réveille tôt, puis je me rendors, jusqu'à midi en général Je descends dans la cuisine, me fait un bon café et mange des toasts avec du bon fromage Je prends ma douche, sans me presser puis je me dis que j'ai encore une belle grande journée dev...

JOYEUX NOËL!

Chers lecteurs, Je voudrais vous souhaiter de passer une très belle nuit et journée de Noël. Qu'est-ce que je vous souhaite? De trouver ce qui vous rend heureux et de suivre l'étoile qui vous conduira vers le chemin du bonheur. Il y en a pour qui ce sera des enfants, Il y a en pour qui ce sera un livre (lu ou écrit) Pour certains ce sera du temps pour relaxer et respirer profondément D'autres voudront trouver l'âme soeur ou partir vers le pays qu'ils ont toujours rêver d'explorer ou découvrir un nouveau loisir (créatif ou non) Peu importe Je vous souhaite de trouver le moyen d'être bien, à la manière d'Alanis Morissette qui chante: "Keep warm my dear, keep dry" Pour ma part, je me décrète un congé, un temps férié. J'écrirai. Ou pas. Je lirai. Ou pas. Je ne sais pas trop mais je prendrai le temps de vivre ce nouvel hiver si blanc et si beau. Mes neurones ont besoin de s'allonger sur des chaises-longues et de faire des anges dans la neig...

Solstice

J'aime bien le mot solstice. Il me fait penser au mot solitude et j'aime bien jouir d'une douce solitude surtout quand je choisis celle-ci. Je parle de solitude à l'approche des Fêtes, ça peut sembler paradoxal. Il y a un partie de moi, le côté lunaire peut-être, qui voudrait être seule. Je voudrais m'enfoncer dans un fauteuil dans un café d'une ville lointaine où je ne connais personne et lire un auteur que je n'ai jamais lu en écoutant de la musique inconnue à mes oreilles dans un climat tout à fait différent du nôtre. Après, j'irais marcher seule (près de la mer probablement) et j'irais jusqu'où je voudrais, à mon rythme. Il y a une partie de moi qui voudrait être oubliée, enterrée dans un banc de neige, dans un igloo vers lequel je me rendrais par un passage secret connu de moi seule. On est le 22 décembre et cette partie de moi rêve de s'enfuir. Oh quelles pénibles fêtes est-ce que je vivrais, si je ne possédais que ce côté sombre et lun...

2005?

J'ai copié-collé ce questionnaire du blogue Voix de Michèle. J'aime bien ce genre d'exercice. je me sens un peu étouffée en ce moment par mes obligations du pré-temps des fêtes et ça m'a fait du bien de penser à mes voyages et à mes amitiés de 2005. Si vous avez le goût, j'aimerais bien savoir vos réponses... Les questions sont en anglais, désolée pour les francophiles, il est 23 h 47 et j'ai travaillé toute la journée, j'espère que vous me pardonnerez ma paresse intellectuelle... 1. What did you do in 2005 that you hadn't done before? Écrire un livre, écrire un blogue, voyager en Grèce (et voir Mykonos!), me baigner la nuit dans une piscine creusée éclairée par des lumières multicolores, manger aux Chèvres, cuisiner une lasagne, m'asseoir dans une chambre de résidence, à Harvard, marcher dans Beacon Hill. 2. Did anyone close to you give birth? Oui, Jenny! 3. Did anyone close to you die? Oui. André. Trop vite, mon oncle Douggy 4. Did you travel? Wher...

Exposé oral

Après avoir lu des centaines de pages incluant des mots tels que inchoactif; après m'être torturé l'esprit au sujet de l'être de contradictions qu'est Hubert Aquin, après avoir trouvé ma thèse hier soir, veille de l'exposé, à 12 h 15, je peux crier un énorme ouf! et me dire : mission accomplie! Je disposais de 5 minutes pour présenter le Prochain épisode de l'histoire du Québec, tel que souhaité par Hubert Aquin. Aquin s'est dégagé du RIN, pas assez violent à son goût, a été emprisonné pour activités terroristes et c'est en prison qu'il a écrit ce roman où il dit souhaiter une révolution armée inspirée par des années de colonisation et d'emprisonnement. But de l'entreprise? Finir ses jours dans une belle et grande maison. Où? Dans le Vieux-Québec? Dans Charlevoix?Et non, près de Papineauville! Ces beaux souhaits ne se réaliseront jamais car il se suicidera en 1977, année suivant l'acesssion au pouvoir du PQ. Je me demande ce qu'il pen...

Fin de semaine aquinienne

Je suis une nerd et je l'assume. Cette fin de semaine me l'a prouvé, encore une fois. Alors que j'aurais pu commencer mes achats de Noël, m'acheter un sapin (naturel, c'est plus écolo, paraît-il) et le décorer; alors que j'aurais pu tout simplement aller au cinéma voir Pride and Prejudice, que je veux voir depuis longtemps, j'ai passé la fin de semaine le nez plongé dans des analyses songées (parfois trop à mon goût) du roman Prochain épidode , d'Hubert Aquin. Non, je ne lisais pas ces études seulement pour écrire une entrée de blogue intello mais bel et bien car j'ai un travail de session à remettre (trop vite à mon goût) et dans un élan de confiance en mes capacités doublé d'une profonde naïveté, j'ai choisi le sujet le plus complexe possible. Voici, pour votre bon plaisir, une des phrases que j'ai eu à disséquer: "L'écriture est une genèse en soi et du monde et qui porte le mouvement de la vie elle-même dans son caractère inch...

Phoenix, voix de Michèle, Pandora et Boggle

J'ai soupé ce soir avec ma soeur Kine. Je crois que nous ne nous étions pas vues depuis la fin de l'été. Cependant, en lui parlant, j'ai remarqué que nos blogues respectifs nous ont permis de rester en contact et ont grandement influencé nos vies! 1-) Kine a consulté, juste avant d'aller manger, le blogue de Djoubi où, en lisant une de ses pertinentes critiques de resto, elle a appris que celui-ci commandait souvent le même plat au Phoenix (le 501 "sizzling beef") et nous avons commandé (avec grand bonheur d'ailleurs) cette délicieuse concoction, comfort food très approprié en ce premier décembre! 2-) Nous avons parlé longtemps de Voix de Michèle, un de nos blogues préférés à toutes les deux. Nous n'avons jamais rencontré Michèle mais nous avons parlé d'elle comme si nous la connaissions depuis longtemps. C'était un peu surréel et je me suis dit que nous n'aurions jamais tenu cette conversation il y a 6 mois. 3-) Si vous allez lire le blogu...

Génies en herbe

Aujourd'hui, avait lieu à mon école le match prof-élève de Génies en herbe. Je n'avais pas joué de réelle partie depuis la fin de mon secondaire (en 1986...certains d'entre vous étaient à peine nés!). Cette activité a eu une importance capitale dans ma vie. Je me rappellerai toujours lorsqu'en secondaire deux, j'avais participé à l'épreuve de sélection de l'équipe de l'école. J'avais gagné ma place...en répondant à des questions sur le baseball et sur l'histoire des olympiques! Plus tard, j'ai développé un intérêt pour les arts et la littérature et j'en ai fait une spécialité. Quand j'étais au secondaire, il y avait plusieurs personnes (dont l'écrivain Claude Jasmin) qui s'opposaient à cette activité, qui disaient qu'elle ne procurait pas une vraie culture mais plutôt un vernis de connaissances factuelles qui ne permettait pas de développer son intelligence. J'étais (et je suis encore) foncièrement en désaccord avec ce...

Neige d'hier et neige d'aujourd'hui

J'ai toujours aimé la neige. Jeune, j'ai eu la chance d'apprendre très tôt à faire du ski et à patiner. L'arrivée de la neige, ça voulait dire que la saison de ski était proche et je m'en réjouissais immanquablement. De façon naïve, je croyais toujours que la neige de novembre allait rester tout l'hiver et j'étais déçue lorsqu'il se mettait à pleuvoir ou à faire trop chaud. Je me rappelle avoir souvent entendu des enseignantes dire: "Il y a une tempête de neige dans l'air" lorsque tout le monde s'excitait, à ce temps-ci de l'année. Et elles avaient souvent raison. Pour ma part, la neige ne me rendait pas hyperactive, elle ne faisait que me donner la douce conviction que je dévalerais une pente très bientôt et ça, c'était un bonheur assez grand pour me permettre de passer à travers les heures creuses de ma vie d'écolière rêveuse. Pendant que tout le monde s'excitait, je regardais par la fenêtre et je me disais que, bientô...