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net-free


Je suis dans le jus, je l'admets. Je dis à chaque fois qu'on ne m'y reprendra plus. Je ne serai plus jamais à la dernière minute. Et le pire, c'est que je me crois...vraiment. Et, à chaque fois, je me ramasse, comme ce soir, à courir après les minutes qui s'envolent de plus en plus vite.

Je suis en train de terminer mon dernier travail pour mon atelier de création. Du jus de créativité, je vous dirais qu'il ne m'en reste plus beaucoup à ce temps-ci de l'année. A vrai dire, j'ai plus le goût de faire ma vaisselle et de faire le ménage de tous mes souvenirs (ce qui est une tâche considérable) que de créer quoi que ce soit. Mon texte n'est pas ce que j'ai fait de mieux mais j'ai essayé de ne pas trop faire de fautes, ce qui devrait me permettre de quand même bien m'en sortir. Demain, tout sera fini.

Pourquoi ce titre "net-free", vous demandez-vous, peut-être.

C'est qu'aujourd'hui, le réseau informatique de l'école où je travaille était en panne. Moi qui avais prévu travailler sur mon projet de fin de session sur mon heure de dîner... J'ai été obligée de prendre un break et de sortir dehors, où je me suis assise au soleil et où j'ai parlé aux merveilleux étudiants que j'ai la chance de côtoyer et que je ne verrai plus dans quelques semaines. Le bien que ça m'a fait, de parler de tout et de rien avec eux, vous ne pouvez pas vous imaginer... Je me suis dit que je devrais plus souvent quitter mon ordi et parler au monde live. Mes idées seront probablement ainsi plus fraîches et mon coeur sera plus ensoleillé à la fin de mes journées.

C'est beau l'info mais je m'y enferme trop souvent. Le printemps est vraiment arrivé et ma session se termine bientôt. C'est maintenant le temps de prendre l'air.

En passant, je pars pour la France et l'Espagne dans un mois. La grande question: que devrais-je lire pendant que tout le monde dort en avion ou en autobus? Des suggestions, quelqu'un?

Commentaires

Anonyme a dit…
Une belle découverte, dans mon voyage à Buenos Aires: lire Piercing, de Larry Tremblay, au soleil, à la place du mois de mai. Mieux, j'ai eu la chance d'interviewer Tremblay hier et de lui dire tout le bien que je pense de ces trois récits publiée chez Gallimard (il est le 4e Québécois, je crois, à avoir réalisé cet exploit!).

Et on a ensuite divagué en parlant de Buenos Aires, alors qu'il devait m'entretenir de sa pièce La Hache, montée la semaine prochaine au Quat'Sous...

As-tu lu Brooklyn Follies, de Paul Auster? Sinon, pour l'Espagne, pourquoi pas Hemingway?

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0 comments

Comme vous l'avez probablement remarqué, j'aime mieux m'occuper de mon blogue que de mon jardin. Les premiers jours, j'en étais obsédée. Je prononçais le mot blogue plus souvent que tout autre mot de la langue française et Mathieu (n'ayant pas encore parti son "Let it blogue") était probablement près de mettre ses valises près de la porte, comme môman de la P'tite vie, pour que j'arrête de parler de ma nouvelle obsession. Après des années à remplir des pages de journaux intimes plus pathétiques les uns que les autres, j'ai enfin trouvé une façon d'écrire pour autre chose que mon nombril. Et de plus, j'ai décidé (de façon idéaliste) que si les gens n'aiment pas ce que j'écris, ils n'ont qu'à aller lire ailleurs. Donc depuis une dizaine de jours, j'écris, je colle des images, je me fais un petit scrap book public. J'ai remplacé " Décore ta vie " par " Décore ton blogue ". Pas mal plus construct...

Ralentir

Je voulais faire ma sérieuse et vous trouver une définition du slow travel. Je me disais que ça ferait plus crédible de parler de cette façon de voyager en commençant par citer ce qu'en pensent les spécialistes de la question. Quand je suis venue pour googler le terme, le réseau du Rusty Pelican, auberge où nous demeurons, s'est mis à ralentir. J'ai pris ça comme un message. Je suis à l'Ile Maurice, en plein milieu de l'océan Indien. Je ne peux me dépêcher à trouver ce que ça veut dire que de voyager lentement. Vous googlerez le terme vous-mêmes, donc. Moi, je me contenterai de vous parler de ma vision du voyage au ralenti. Lors de notre précédent périple, en 2007-2008, nous avons commencé l'année en lion. Allemagne, République tchèque, Pologne, Autriche, Slovaquie, Hongrie, Roumanie, Bulgarie, tout cela en deux mois et demi. Je me souviens que notre rythme était haletant. Je me souviens aussi que, le 19 octobre 2007, je me suis cassé la cheville en descenda...

Délivre-nous du mal

J'aime visiter des expositions ou des musées portant sur un artiste en particulier. De cette façon, je sens que je rencontre une personne et que j'apprends à la connaître. J'ai ainsi découvert Degas (ma première passion artistique, à 16 ans), Dix, Chagall, Matisse, Munch, Van Gogh, Rembrandt et plusieurs autres. Certains artistes me fascinent, comme Courbet et Caravaggio, d'autres me frustrent, comme Picasso (j'ai lu la bio de sa xième femme, Françoise Gilot et depuis, je ne suis pas capable de le sentir). J'aime aller à la rencontre de ces génies qui réinventent notre façon de voir le monde. Durant mes pérégrinations dans les musées, aucun artiste n'a su me toucher autant qu'Antoni Gaudi. Je l'ai rencontré un peu par hasard. Notre guide EF, en 2006, Flora, nous parlait avec des étoiles dans les yeux du Parc Güell. Je me demandais ce qui l'allumait autant. Cela n'a pas pris de temps pour que je comprenne les raisons de son amour pour l'...