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Une mademoiselle rayon de soleil

Mardi soir, je suis retombée en amour avec le septième art. J'ai vu de bons films récemment, The Illusionist, avec le toujours aussi sublime Ed Norton, entre autres. Mais mardi, c'était différent.Je me suis rappelée pourquoi j'aimais tant le cinéma. Je ne m'étais pas sentie ainsi depuis longtemps. Ma vie m'est apparue un plus légère en sortant du cinéma parce que je suis tombée sous le charme de la demoiselle rayon de soleil: Little Miss Sunshine.

Créé par les idéateurs des clips des Smashing Pumpkins, ce tout petit film met en scène une savoureuse famille dysfonctionnelle comme je les aime (au cinéma, du moins). Mettez ensemble un littéraire gay, amant de Proust qui vient de tenter de se suicider, un ado anarchiste qui refuse de parler, un père qui donne des conférences (sans trop de succès) sur l'attitude de gagnant, une mère qui ne sait que faire pour rapiècer les membres de sa famille, un grand-père cocaïnomane et... une petite fille à grosses lunettes et à bandeau en ratine qui se prépare à aller affronter des Jonbenét à un concours de beauté et vous obtiendrez une délicieuse folie sous forme de road trip dans une vieille Volks en morceaux. Voilà, en quelques lignes, l'essence de ce très beau film primé à Sundance.


Je ne sais pas trop pourquoi j'ai tant aimé ce film. Peut-être mettait-il en évidence de façon simple et sans détour la beauté de l'imperfection humaine. Peut-être voudrais-je redevenir une petite mademoiselle soleil qui danse en se fichant de tout le monde parce qu'elle aime la vie et qu'elle ne s'est pas encore laissée arrêter par les jugements des autres. Peut-être avais-je besoin de rire aux larmes en voyant cette famille tenter de rouler dans cette volks qui est trop usée pour les transporter (les vieilles volks, ça, je connais!). Peu importe, j'ai aimé ce film profondément et je vous souhaite de prendre le temps de le savourer (si ce n'est pas déjà fait).

Est-ce qu'un film vous a ainsi transporté, cet été?

Commentaires

Anonyme a dit…
Je sais, ça fait trois fois que je t'en parle, mais stp, précipites-toi vite au club vidéo et loue "nos meilleures années" (La Meglio Gioventù) ce film de six heures qui se passe sur 30 ans en Italie. Magnifico.

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0 comments

Comme vous l'avez probablement remarqué, j'aime mieux m'occuper de mon blogue que de mon jardin. Les premiers jours, j'en étais obsédée. Je prononçais le mot blogue plus souvent que tout autre mot de la langue française et Mathieu (n'ayant pas encore parti son "Let it blogue") était probablement près de mettre ses valises près de la porte, comme môman de la P'tite vie, pour que j'arrête de parler de ma nouvelle obsession. Après des années à remplir des pages de journaux intimes plus pathétiques les uns que les autres, j'ai enfin trouvé une façon d'écrire pour autre chose que mon nombril. Et de plus, j'ai décidé (de façon idéaliste) que si les gens n'aiment pas ce que j'écris, ils n'ont qu'à aller lire ailleurs. Donc depuis une dizaine de jours, j'écris, je colle des images, je me fais un petit scrap book public. J'ai remplacé " Décore ta vie " par " Décore ton blogue ". Pas mal plus construct...

Ralentir

Je voulais faire ma sérieuse et vous trouver une définition du slow travel. Je me disais que ça ferait plus crédible de parler de cette façon de voyager en commençant par citer ce qu'en pensent les spécialistes de la question. Quand je suis venue pour googler le terme, le réseau du Rusty Pelican, auberge où nous demeurons, s'est mis à ralentir. J'ai pris ça comme un message. Je suis à l'Ile Maurice, en plein milieu de l'océan Indien. Je ne peux me dépêcher à trouver ce que ça veut dire que de voyager lentement. Vous googlerez le terme vous-mêmes, donc. Moi, je me contenterai de vous parler de ma vision du voyage au ralenti. Lors de notre précédent périple, en 2007-2008, nous avons commencé l'année en lion. Allemagne, République tchèque, Pologne, Autriche, Slovaquie, Hongrie, Roumanie, Bulgarie, tout cela en deux mois et demi. Je me souviens que notre rythme était haletant. Je me souviens aussi que, le 19 octobre 2007, je me suis cassé la cheville en descenda...

Délivre-nous du mal

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