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Je ne veux pas dormir ce soir...

Elle est bonne cette chanson de Ferland, malheureuse victime d'un AVC (moi, je dis encore ACV, mais bon...) , juste avant son ultime show, la semaine dernière. Moi, ce n'est pas mon ultime show, demain. C'est juste un lundi d'après relâche... Oh, je vous entends dire, ceux qui n'ont pas eu la chance de goûter à une semaine de congé, 7 petites semaines après la rentrée (99% de la population active, je le sais), donc je vous entends dire, avec un peu d'agacement dans la voix:
"Écoutez-la se plaindre, elle ne connaît pas sa chance, cette relâchée!".

Et la vérité c'est... roulement de tambour... que vous avez raison! Je ne connais pas ma chance et ne suis pas capable de profiter à plein des moments de répit gracieusement offerts par la vie, car j'ai toujours peur d'affronter ce moment exact: 22 h 41, le dimanche avant le lundi du retour. Je ne m'endors pas et je n'ai pas du tout envie d'aller me coucher. Je voudrais marcher, je voudrais lire, je voudrais écrire. Je voudrais même faire du ménage, c'est tout dire! Payer des comptes? Pourquoi pas! Je voudrais tout faire sauf me rendre dans mon lit et ne pas m'endormir. Je sais que demain soir, tout rentrera dans l'ordre et je me dirai que cette angoisse n'était que pure folie, que névrose mal gérée, que je n'avais donc pas tant à m'inquiéter. Je le sais mais c'est ça le problème avec l'angoisse, ce n'est pas rationnel, c'est un manège qui tourne plus vite que moi et que mes petites phrases intérieures qui essaient tant bien que mal de me rassurer.

Je suis une oiseau de nuit, vous le savez probablement, si vous avez lu une fois ou l'autre ce blogue. La vie de bureau, en ce sens, n'est pas faite pour moi et je tente, depuis 30 ans, de m'adapter à un rythme qui n'est pas le mien. Bien sûr, je rêve qu'un jour, je me respecte assez pour adapter mon horaire à ce que je suis. Le travail de nuit, c'était bien, pour cela. A ce que je sache, il n'y a pas de collège de nuit. J'y serait tellement hot, ce serait incroyable!

En attendant, je vais me chanter Je ne veux pas dormir ce soir (enfin, quelqu'un qui me comprend!) et je vais lire ma brique de Tom Wolfe, qui est bonne mais que j'ai bien hâte de finir pour passer à autre chose. Des suggestions? Je pensais à On beauty, de Zadie Smith ou au nouveau Nancy Huston. Il me reste les 250 pages du Wolfe pour me décider...

Demain, ce sera manic monday, encore une fois...

On verra rendu là...

Il est 22 h 49, je m'appelle Caro et je suis insomniaque... Des collègues dans la salle?

Commentaires

Anonyme a dit…
Pareil pour moi!! J'aimerais bien que mes yeux brulent et veulent se fermer, mais je n'y peux rien. J'aimerais avoir plein de gens autour de moi et jaser de tout et de rien, mais dans cette magnifique région de fonctionnaire, où dès la noirceur, le monde s'arrete, je dois me contenter d'un peu d'étude pour le super exam de psycho...LOL
Anonyme a dit…
Bonjour Caro, moi c’est Marie-Eve et je suis insomniaque quand je sais que je dois me lever plus tôt que d’habitude. Mon petit truc: rester le plus longtemps possible devantun programme plate à la tv. Mais qui donc m’aurait inculqué ce truc?

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0 comments

Comme vous l'avez probablement remarqué, j'aime mieux m'occuper de mon blogue que de mon jardin. Les premiers jours, j'en étais obsédée. Je prononçais le mot blogue plus souvent que tout autre mot de la langue française et Mathieu (n'ayant pas encore parti son "Let it blogue") était probablement près de mettre ses valises près de la porte, comme môman de la P'tite vie, pour que j'arrête de parler de ma nouvelle obsession. Après des années à remplir des pages de journaux intimes plus pathétiques les uns que les autres, j'ai enfin trouvé une façon d'écrire pour autre chose que mon nombril. Et de plus, j'ai décidé (de façon idéaliste) que si les gens n'aiment pas ce que j'écris, ils n'ont qu'à aller lire ailleurs. Donc depuis une dizaine de jours, j'écris, je colle des images, je me fais un petit scrap book public. J'ai remplacé " Décore ta vie " par " Décore ton blogue ". Pas mal plus construct...

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