Passer au contenu principal

Heureuse d'un printemps

Si vous avez le vague a l'ame et que vous avez les moyens de vous exiler la ou la vie est a la fois douce et chere, je vous recommande vivement de visiter Stockholm a la mi-mai alors que les cerisiers japonais sont en fleurs et que les touristes n'ont pas encore envahi une des plus belles capitales europeenne que j'ai eu la chance de visiter.

A quoi se resume l'amour d'une ville comme Stockholm? Difficile a decrire. C'est comme un coup de foudre amoureux. Je marche dans la cite et je m'imagine rester ici pour longtemps, a photographier les fleurs qui dansent au vent et des vieux edifices peints de couleurs chaudes: l'ocre et l'ambre dominent. Pour rechauffer un peu les coeurs glaces par le sombre hiver suedois, j'imagine.

Je marche dans les rues et je m'imagine tous ces gagnants de prix Nobel qui ont aussi vu leur coeur s'emerveiller devant cette cite aussi gracieuse que branchee. Sans vraiment croire que cela pourrait m'arriver un jour, je me demande comment on se sent lorsqu'on est ainsi reconnu comme etant l'une des plus brillants esprits du monde et qu'on se fait inviter a loger dans une suite du Grand Hotel pour ensuite recevoir son prix.

Pour la premiere fois de ma vie, je regarde fleurir le printemps et je prends le temps de m'emerveiller devant le vert tendre des nouvelles feuilles qui sont caressees par le vent frais du Nord. Je ne corrige pas. Je ne prepare rien. Je ne me demande pas ce que je ferai de mon ete. je sais que je resterai chez moi, un peu endettee et tres satisfaite du chemin parcourue. Je suis, pour une fois, heureuse de ce printemps qui me chauffe la couenne...

Commentaires

Messages les plus consultés de ce blogue

0 comments

Comme vous l'avez probablement remarqué, j'aime mieux m'occuper de mon blogue que de mon jardin. Les premiers jours, j'en étais obsédée. Je prononçais le mot blogue plus souvent que tout autre mot de la langue française et Mathieu (n'ayant pas encore parti son "Let it blogue") était probablement près de mettre ses valises près de la porte, comme môman de la P'tite vie, pour que j'arrête de parler de ma nouvelle obsession. Après des années à remplir des pages de journaux intimes plus pathétiques les uns que les autres, j'ai enfin trouvé une façon d'écrire pour autre chose que mon nombril. Et de plus, j'ai décidé (de façon idéaliste) que si les gens n'aiment pas ce que j'écris, ils n'ont qu'à aller lire ailleurs. Donc depuis une dizaine de jours, j'écris, je colle des images, je me fais un petit scrap book public. J'ai remplacé " Décore ta vie " par " Décore ton blogue ". Pas mal plus construct...

Ralentir

Je voulais faire ma sérieuse et vous trouver une définition du slow travel. Je me disais que ça ferait plus crédible de parler de cette façon de voyager en commençant par citer ce qu'en pensent les spécialistes de la question. Quand je suis venue pour googler le terme, le réseau du Rusty Pelican, auberge où nous demeurons, s'est mis à ralentir. J'ai pris ça comme un message. Je suis à l'Ile Maurice, en plein milieu de l'océan Indien. Je ne peux me dépêcher à trouver ce que ça veut dire que de voyager lentement. Vous googlerez le terme vous-mêmes, donc. Moi, je me contenterai de vous parler de ma vision du voyage au ralenti. Lors de notre précédent périple, en 2007-2008, nous avons commencé l'année en lion. Allemagne, République tchèque, Pologne, Autriche, Slovaquie, Hongrie, Roumanie, Bulgarie, tout cela en deux mois et demi. Je me souviens que notre rythme était haletant. Je me souviens aussi que, le 19 octobre 2007, je me suis cassé la cheville en descenda...

Délivre-nous du mal

J'aime visiter des expositions ou des musées portant sur un artiste en particulier. De cette façon, je sens que je rencontre une personne et que j'apprends à la connaître. J'ai ainsi découvert Degas (ma première passion artistique, à 16 ans), Dix, Chagall, Matisse, Munch, Van Gogh, Rembrandt et plusieurs autres. Certains artistes me fascinent, comme Courbet et Caravaggio, d'autres me frustrent, comme Picasso (j'ai lu la bio de sa xième femme, Françoise Gilot et depuis, je ne suis pas capable de le sentir). J'aime aller à la rencontre de ces génies qui réinventent notre façon de voir le monde. Durant mes pérégrinations dans les musées, aucun artiste n'a su me toucher autant qu'Antoni Gaudi. Je l'ai rencontré un peu par hasard. Notre guide EF, en 2006, Flora, nous parlait avec des étoiles dans les yeux du Parc Güell. Je me demandais ce qui l'allumait autant. Cela n'a pas pris de temps pour que je comprenne les raisons de son amour pour l'...