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Messages

L'invasion de l'UQO, de mon point de vue (ajouts)

J'ai hésité avant d'écrire cette entrée. Tout ce que j'ai écrit dans ce blogue, jusqu'à présent, était en lien avec ce que j'ai vu ou ce qui m'a été rapporté directement. Quand j'ai écrit le récit de la journée de jeudi, je n'ai pas vraiment réfléchi. J'ai écrit mes impressions comme elles venaient. En relisant mon blogue et en lisant un commentaire sur Twitter (merci à Marc-Antoine Labelle), j'ai constaté qu'il y avait des trous dans mon histoire. Plus le temps avance, plus les souvenirs s'évaporent et se mêlent aux émotions et aux récits provenant d'autres témoins. Si je veux raconter le plus fidèlement possible ce qui s'est passé, toujours de mon point de vue, je dois ajouter  certains éléments-clés à mon récit, le plus rapidement possible. Comme je l'ai déjà écrit, j'assistais, durant l'heure du dîner, jeudi, à une réunion de préparation de voyage, dans un local du pavillon Lucien-Brault de l'UQO. Deux étu...

La grève, de mon point de vue (suite)

Triste et sombre journée au pavillon Lucien-Brault de l'UQO, hier. Triste journée pour le mouvement étudiant et pour le Québec, triste journée pour mon école, aussi. Nous nous doutions que les choses allaient mal tourner depuis une semaine. Les grillons, les gardes postés aux entrées, le silence de mort dans les corridors désertés, tout cela était annonciateur de l'ouragan qui s'en venait. Je ne sais pas comment les gens qui vivent dans des pays assiégés font pour garder un équilibre mental. Ils s'habituent à la peur, j'imagine. J'imagine aussi que je dois me considérer privilégiée de vivre dans un pays où nous n'avons pas constamment peur d'être assiégés. Je ne peux raconter tout ce qui s'est passé. Je ne sais pas tout, je n'ai pas tout vu, tout entendu, je ne possède que mon point de vue, subjectif et limité, mais que je veux quand même traduire en mots, un peu plus de 24 heures après la tempête. À 11h15, lors de la pause de mon cours d...

La grève, de mon point de vue

Malaise, hier. Je suis étudiante à l'UQO. Il me reste un tout petit cours à réussir afin d'obtenir mon certificat en traduction. Je fais cela pour le plaisir, pour me valoriser, pour apprendre à écrire. Je ne veux pas changer d'emploi ni changer le monde. Je veux m'ouvrir quelques portes, mais ce n'est pas bien grave si je n'obtiens pas ce certificat. Ma vie n'en dépend pas. Pourtant, j'aime aller à mes cours et je me désole de ne pas pouvoir terminer ce que j'ai commencé. Mon université m'a dit que les cours se donnaient hier, je me suis présentée à mon cours et j'ai suivi un cours, à l'endroit même où un prof a été arrêté et une autre a été expulsée. Le pavillon des lettres était d'un calme exemplaire. J'ai pu lire en paix pendant au moins une heure. Le garde de sécurité m'a fait gentiment entrer. Je voyais qu'il avait hâte de finir sa journée. En revenant chez moi hier, j'ai regardé le vidéo qui montre comment une...

Une chambre à soi

Après avoir lu La Presse de ce matin, qui souligne abondamment la journée de la femme, j'ai pensé à VirginiaWoolf et à son livre "A Room of One's Own". Je viens de terminer la lecture de Quiet , ce si bon livre parlant d'introspection et je me suis dit que la meilleure chose que je peux souhaiter à toutes les filles de la Terre, (surtout pour mes semblables, les introverties), c'est de pouvoir jouir d'un espace pour elles-mêmes. Bien sûr, le luxe suprême consiste à avoir pour soi une pièce avec un bureau pour écrire, un ordinateur et une bibliothèque. Cependant, si ce n'est pas possible, toutes les filles et femmes devraient pouvoir jouir d'un endroit où elles peuvent s'enfuir et être souverainement seules, à l'abri des demandes de tous ceux qui dépendent d'elles. Et cet endroit, il peut être tant physique (un champ, une forêt, un café, une bibliothèque publique) qu'intérieur. Pour créer cet espace, il ne suffit pas d'aller ...
Intimidation Vous avez ri de moi et non avec moi. Je vous ai entendus prononcer mon nom et quand vous avez vu que j’arrivais, vous vous êtes tus, en souriant. Je me suis assise à ma place. Personne ne voulait travailler en équipe avec moi. J’ai souri, mais en dedans, j’ai pleuré. Étouffée. Intimidée. J’ai eu peur et je n’ai pas compris pourquoi. Je ne vous avais rien fait. Je n’étais pas comme vous, mais pourquoi auriez-vous voulu que je ne le sois? Et si je vous avais ressemblé, m’auriez-vous parlé? Je me suis tue et j’ai encaissé. Laissée de côté. Intimidée. Je pensais être la seule à vivre ainsi dans mon coin, à toujours me mettre à l’abri de vos silences et de vos regards détournés. Ce n’était pas vrai. Nous sommes des centaines à avoir eu peur. À avoir peur. Certains et certaines d’entre nous ont été battus et n’ont pas été défendus. Sont battus et ne sont pas défendus. Ils se sont tus. Ils se taisent encore. Bafoués. Intimidés. Vous ne saviez pas c...

Haïti, mon amie

En 2001, j'ai eu la chance de partir en mission pour le nord d'Haïti, avec une joyeuse bande d'âmes charitables. Idéalistes, nous nous en allions animer des camps de jour dans la ville portant le nom bucolique de Port-de-Paix. Je ne garde que de bons souvenirs de mon passage dans ce pays à la fois si meurtri et chaleureux. Je crois que je suis encore plus touchée de ce qui arrive en Haïti, parce que j'ai visité le pays. Je ne sais pas trop pourquoi, mais les enfants m'avait surnommée Mammie Caroline. Le soir, après le camp, je me promenais dans les rues et j'entendais des enfants crier mon nom. Mammie Caroline, Mammie Caroline, qu'ils criaient. Le matin aussi, ils venaient près de la maison des Frères et m'appelaient. Les enfants m'invitaient à jouer avec eux et ils ne savaient pas à quel point Mammie Caroline n'était pas matinale... Il était 7h. Des fois, je continuais à dormir, d'autres fois, j'acceptais leur invitation. Ces si beaux m...

Louis et Lhasa

Depuis environ 30 minutes, je lis forums et blogues, au sujet de l'affaire Louis Lacroix qui est allé dire en ondes que la mort de la chanteuse Lhasa De Sela était surmédiatisée. Pourquoi parler autant d'une chanteuse que lui et ses amis ne connaissent même pas, se demande t-il. Dans les forums, dans Facebook, sur les blogues, les esprits s'échauffent. Moi, ce débat m'attriste. En fait, il me ramène à mes années de secondaire, alors que je n'étais pas du tout populaire. A l'époque, on disait d'une personne aimée qu'elle était connue. Moi, je n'étais pas connue. Je lisais dans mon coin et passais mes midis à la bibliothèque, souvent. J'étais discrète, à mon affaire, je ne déplaçais pas d'air. Suivant la logique de M. Lacroix, si j'étais morte à cette époque, ma mort aurait moins mérité d'être évoquée que la mort de la fille la plus populaire de l'école, la plus connue. Si l'on avait parlé de moi dans le journal de l'école, ...

Edem, je t'aime!

Soirée littéraire hier, au chic Pavillon Taché de l'UQO. Nous devions être au moins 60 à venir voir et écouter la nouvelle sensation de l'heure, l'écrivain togolais Edem Awumey, en lice pour le Goncourt, rien de moins. Un résident du Vieux-Hull en nomination pour le plus prestigieux des prix littéraires français, je ne pouvais manquer ça, moi qui ne cesse de me plaindre de l'anémie culturelle de mon Outaouais québécois d'adoption. J'ai déjà parlé, dans cet espace virtuel, de ma propension à être un peu, pas mal, oui, OK je l'admets, extrêmement groopie. Bien sûr, je trippe littérature, pour de vrai. Mais je me suis quand même demandé si ce qui m'a fait sortir de chez moi, par un grise soirée de septembre où j'aurais pu me farcir la programmation automnale de Radio-Can ou lire mon Entertainment Weekly, est la volonté réelle de rencontrer un auteur ou le désir de voir quelqu'un qui aura peut-être le Goncourt. C'est un peu des deux, j'imagin...

Un très bon livre

Je n'ai pas écrit dans ce blogue depuis janvier. Allez savoir pourquoi. Ce n'est pas que ma vie manquait de source d'inspiration. Au contraire. Plutôt que de perdre mon temps à vous dire ce qui m'a empêché d'écrire, j'aimerais plutôt vous dire ce qui me redonne le goût d'écrire: un livre. Un très bon livre. Ça fait longtemps que ça ne m'est pas arrivé. Je suis consumée. Je voudrais passer mon temps à éplucher les pages de la brique. Je suis subjuguée. Pourtant, des bons livres, j'en ai lus depuis les derniers mois. Rien comme ça. Le livre s'appelle Admission . Il est en anglais seulement, mais sera peut-être un jour traduit, je n'en sais rien. Il y a Portia, qui est agente d'admission à Princeton. Il y a les profs, les futurs élèves, les parents, la direction. Il y a surtout cette femme de mon âge qui se remet en question, qui a le coeur brisé, qui ne sait plus. Il y en a des tonnes de livres sur des femmes approchant 40 ans. Je sais, j...

Passeport pour...

Il me reste une semaine avant de commencer à enseigner, je dois faire ce que je n'ai pas le temps de faire, normalement. Lire le jour, regarder The View et Oprah, écrire ce blogue et aller faire une petite visite au bureaux des passeports de l'exquise Place du Centre, secteur Hull. Première étape: me faire prendre en photo. Je ne reviens toujours pas du fait qu'on nous demande de ne pas sourire. On doit se forcer pour avoir l'air bête, alors qu'on nous a toujours appris à sourire pour la caméra. Et en plus, j'ai le goût de sourire, car la photo qui est prise me permettra de voyager, une des choses que j'aime le plus sur terre. Du Maine à Istanbul, mes rêves sont vastes et j'ai le goût de sourire, juste à y penser. Penser à réprimer ce sourire, pour que les officiels devant se charger de délivrer mon passeport ne me refusent pas celui-ci, sous prétexte que j'avais l'air trop heureuse à l'idée de voyager une fois de plus est un réel défi. Deuxi...

Ce blogue n'est pas mort

Il y a bien longtemps que je n'ai pas écrit. Il y a eu la fin de la session, puis il y a eu le temps des Fêtes. Entre temps, il y a eu le décès d'un ami très cher. Je ne savais plus quoi écrire. Les sujets qui me venaient à l'esprit repartaient comme ils étaient venus, sans me laisser trop d'inspiration au passage. A la suite du décès de Bruno (Djoubi, dans le monde virtuel), tous mes sujets me paraissaient futiles. On dirait que je n'étais pas capable d'accepter que celui qui a inspiré la création de ce blogue ne pourra plus jamais écrire d'entrée. Je ne savais plus quoi écrire. Je ne le sais pas encore tout à fait, mais je retrouverai bientôt le fil de mes idées. Ça s'en vient. On est samedi soir. Le Canadien vient de remporter une belle victoire. Je ne regarde jamais le hockey, mais en regardant la fin de la dernière période, ce soir, j'ai cru en l'espoir. Les joueurs se sont démenés et ont gagné, à la toute dernière minute. Ça peut aussi m...

Cette belle neige qui tombe...et ne tombe plus!

Cette belle neige qui tombe me rappelle que ce sera Noël bientôt. D'habitude, j'ai un frisson d'effroi lorsque j'arrive à cette prériode de l'année. Je me dis que je n'y arriverai pas, qu'avant que Rudolph ne pointe son nez illuminé, je vais crouler sous les corrections et la fin de session à bien boucler. Je me demande, angoissée, ce que j'achèterai à tout le monde et ne me vois pas autrement qu'en faisant une course contre la montre, le 23 décembre, cherchant LE cadeau qui fera plaisir à chacune des personnes que j'aime. Pas cette année, non les amis. J'ai même hâte à Noël, imaginez-vous. Armée de ma nouvelle robe de chambre molletonnée et du spécial "Apprendre à survivre au temps des Fêtes" de ma chère Oprah, je me préparerai à faire ce que je ferai lors de la période des Fêtes: relaxer. Et cette petite neige qui tombe m'invite à cela: respirer, prendre cela cool, pour la première fois depuis mon retour au pays, en juin. Pour...

Yes, we can!

Je parlais à ma soeur tantôt. Elle a eu la chance inouïe d'être à Times Square, hier soir. Elle m'a dit qu'elle avait vécu l'une des plus belles journées de sa vie. Et je la crois. Je n'étais ni à New York, ni à Chicago hier, mais j'ai quand même ressenti l'immense sérénité qui semblait souffler sur le monde entier, aujourd'hui. Partout, on parle d'espoir, de changement et de nouvelles possibilités. Un noir est président des États-Unis. Un homme jeune, beau, intelligent, ayant une belle femme qui semble équilibrée et de jolies petites filles dirigera la plus grande puissance du monde. L'homme nommé Obama parle bien. Il a les mots de Harvard et l'intonation des profondeurs du Sud. Il a un sourire qui déplace des montagnes. Il est honnête, droit et organisé. Je le voudrais comme ami, je le voudrais comme patron, je voudrais qu'il soit mon président. Aujourd'hui, tout avait un sens: le jazz avait un sens, les nouvelles avaient un sens, ...

Novembre, enfin!

Je sais, novembre n'est pas le mois préféré de la majorité. On voit les pharmacies couvrir leurs rayons de décorations de Noël et on se dit "Il me semble que l'année a passé si vite et que c'est trop tôt pour penser aux Fêtes". Chaque année, on se demande qui a le temps et le sens de l'organisation nécessaires pour commencer à se préparer pour Noël au début du mois de novembre. Ce n'est donc pas parce que j'ai commencé à penser à ma recette de farce de dinde que je me réjouis que le mois d'octobre soit fini. Pourquoi donc dis-je le contraire de Dédé Fortin qui criait à qui voulait l'entendre : "Dehors novembre"? Parce que octobre a été un peu trop intense à mon goût. Parce que je n'ai pas eu le temps de souffler, durant les 3 dernières semaines. Parce que novembre se profile comme un mois plutôt calme, côté engagements. Pas trop de choses de prévues encore, juste ma petite vie normale. Et j'ai besoin de cette normalité, pour m...

La groopie que je suis

Lundi soir dernier, j'ai eu la chance de voir le show de Coldplay. Le jeudi d'avant, ma soeur Kine m'avait annoncé qu'il restait miraculeusement des billets. Elle a fait toutes les démarches et voilà que, sans avoir fait la file durant des heures, j'ai eu la chance d'avoir un bon billet pour aller entendre ce groupe qui est, selon moi, le U2 du 21ième siècle. Je nous ferai pas ici une critique du show. Tout ce que je peux dire, c'est qu'il a dépassé mes attentes. Chris Martin était drôle et beau comme un Dieu. Le groupe a interprété avec générosité et énergie toutes ses meilleures chansons. La foule était là, heureuse et enthousiasme. Une vraie belle soirée. J'ai toujours aimé assisté à des shows. Je me rappelle avec bonheur mon "baptême du spectacle rock". J'avais 14 ans et mon amie Wendy m'avait invitée à aller voir Ronnie James Dio, l'ancien chanteur du groupe Black Sabath. Je ne le connaissais même pas. Ce qui me motivait? ...

Lumière d'automne

Cette semaine j'ai été, pour la première fois, nostalgique de mon année passée à voyager. Comme je l'ai expliqué à au moins 10 personnes, ce n'est pas tant de voyager avec mon sac à dos qui me manque, mais plutôt cette liberté d'esprit et d'action que permet le voyage de plus d'un mois. Je songe à ces heures passées à lire de géniaux Stephan Zweig à Montpellier, ces matins entiers à marcher près de la mer puis à écrire le bleu que je venais de voir m'éblouir, en Croatie ou à Barcelone. Je pense à Amsterdam avec Annie, puis avec Nancy, je pense à ces amis rencontrés en Inde ou en Asie du Sud-Est, je pense à Paris, à Vienne, à Budapest, à Cesky Krumlov, à la Norvège avec Kine, à partout avec Mathieu... Je me dis que j'ai été privilégiée de pouvoir jouir de toute cette liberté. Chanceuse d'avoir pu vivre une année avec comme principale préoccupation de choisir quel musée je visiterai ou quel vin je dégusterai en soirée. J'ai aimé marcher au grand a...

What not to Wear... version débat des chefs

Je lisais tranquillement ma Presse ce matin, en buvant mon café "Mélange de la Brûlerie" et en regardant dehors tomber les feuilles jaunes. Tout allait bien, jusqu'à temps que je me mette à lire l'édito de Lysiane Gagnon, portant une fois de plus sur le débat des chefs. Je suis en grande partie d'accord avec ce qu'elle a écrit: c'est vrai que les chefs étaient clairement plus à l'aise dans leur langue maternelle et qu'on devrait, au Canada, mieux apprendre notre langue seconde. Là où mon opinion diffère de celle de madame Gagnon, c'est lorsqu'elle se met à critiquer l'habillement et la coiffure de la chef du Parti vert, Elizabeth May, tant lors du débat franco que lors du débat anglo. Je suis d'accord avec elle pour l'accoutrement de madame May au débat franco: la veste était trop décontracte, et le pendentif à fleur pas tout à fait assez chic pour la circonstance. Mais au débat anglo, c'est clair que la cheffe écolo a suiv...

Star d'un soir

Hier soir, nous célébrions l'enterrement de vie de garçon de notre ami Jean, qui se marie dans deux semaines. Après avoir pris l'apéro chez nous (le très bon "Elixir de la dernière chance", concocté par Nancy), nous avons fait subir à Jean une enquête pré-nuptiale, version maison du populaire "Wedding Game" où il devait nous dire ce qu'il pensait que son chum François avait répondu à des questions portant sur des sujets aussi rigolos (ce dont Jean parle avec sa chatte Odile) au plus profond (Qu'est-ce qui fait de Jean un bon partenaire?). Jean se méritait des "boni-dollars" qu'il pourrait dépenser à sa guise dans un sex-shop du chic boulevard Greber à Pointe-Gatineau. Après que Jean eut dépensé sa fortune, nous nous sommes dirigés vers une institution de notre chère ville: le célèbre "Meule et caquelon", bien connu pour ses raclettes et fondues mais aussi parce que c'est un resto formule "apportez votre vin". Le...

Derniers moments avant la cloche

Ma rentrée a eu lieu il y a un mois. Au début, j'étais presque seule à l'école. Après, les profs sont arrivés, puis les élèves, il y déjà 2 semaines. La session est réellement commencée. Pourtant, en cet avant-dernier soir d'août, je me sens un peu nostalgique. C'est drôle, on dirait que toutes ces années passées dans le système scolaire m'ont programmée à considérer la fin de semaine de la fête du travail comme étant les dernières minutes de la récréation. La cloche va bientôt sonner et nous devrons rentrer, même si la partie de ballon-chasseur ou de drapeau n'est pas finie. Étant donné que je n'étais pas trop bonne dans les jeux d'équipe, je n'étais pas trop déçue d'entendre la cloche sonner. J'aimais les vacances, bien sûr, mais recevoir de nouveaux livres, les couvrir, avoir de nouveaux crayons, une belle efface qui sentait bon, une règle que je me promettais (sans trop de succès) de ne jamais perdre, une nouvelle classe, une nouvelle maî...

Jusqu'à la dernière lettre

J'ai été touchée d'apprendre, en revenant du travail, que le journaliste Michel Vastel est mort aujourd'hui. Je ne savais pas qu'il était malade. Je ne partageais pas toujours ses idées, mais j'aimais, à l'occasion, lire son blogue et le voir à la télé. Je crois que ce qui m'a encore plus étonnée que de le savoir mort a été le fait de constater qu'il a écrit une entrée de blogue...aujourd'hui! Je ne sais pas quelles ont été les circonstances de son décès, mais je trouve la vie bien étrange parfois. Une minute, le monsieur dit aurevoir à ses lecteurs virtuels, la minute d'après, il n'existe plus. J'ai lu ses entrées des derniers jours. Il ne se plaignait pas de sa santé, mais parlait plutôt du ministre Couillard. Michel Vastel ne voyait pas son blogue comme une chronique personnelle, mais bien comme un espace de réflexion public. Je pense que si j'étais en train de mourir, je ne pourrais pas m'empêcher d'en parler. Monsieur V...