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Messages

Do you like Russia?

La journée d'hier a mal commencé. Je me suis levée du mauvais pied. Pourtant, l'hôtel d'Ekatarinburg (à thème irlandais...) où nous logeons est confortable et j'ai mieux dormi que dans le train. Je ne sais pas trop pourquoi, mais je ne me sens pas trop bien. Je voudrais être chez moi, boire mon café et lire ma Presse ou mon Globe, j'imagine. J'arrive à la salle à déjeuner et je vois un beau bol de fruits. Je me dis, tiens, je mangerais bien une bonne orange. Je m'approche, viens pour prendre un fruit et constate que ceux-ci sont en plastique... Bien sûr, il n'y a pas de vrais fruits, mais plein de pâtisseries plus ou moins sèches, de pseudo saucisses hot-dog, de café instant et de riz blanc. Miam...Et moi qui adore déjeuner...  Nous rencontrons notre guide, une gentille dame nommée Nathalia. Elle parle bien anglais et ironise au sujet de son pays. Elle nous souhaite la bienvenue dans sa ville. C'est la troisième troisième ville de Russie que nous v...

Rustre Russie

Je marche dans une rue commerciale de Nijni Novgorod, en plein après-midi. C'est le mois d'août, les gens sont en vacances, on distribue des boissons énergétiques aux passants et un vieux monsieur joue des standards jazz avec une clarinette fluo. Je ne dirais pas que l'ambiance est festive, mais on n'est pas très loin de cela. Une jeune fille marche avec son copain. Comme cela m'arrive souvent, elle échappe son chandail. Je constate qu'elle n'a pas remarqué que son chandail est tombé et je le ramasse pour elle. Je m'approche de son copain pour lui donner le vêtement et celui-ci s'éloigne de moi, semblant me dire "Que veux-tu, vieille folle?". La fille voit son chandail et me le prend des mains sans me sourire ni me remercier. Moi qui pensais faire une bonne action, je me retrouve à me sentir presque mal d'avoir dérangé ces gens qui ne veulent pas nécessairement de ma présence, comme la majorité de la population russe, on dirait.  Je p...

Chronique d'aéroport #1

J'ai toujours aimé les aéroports. J'aime partir en voyage, cela va de soi, mais j'aime aussi aller y porter des gens. J'en profite pour bouquiner, prendre un café, chiller. Cette fois-ci, volonté de voyager léger oblige, je ne bouquine pas. Plutôt, je lis sur mon Kindle qui est, jusqu'à présent, un très fidèle compagnon. Plutôt que de lire ce que d'autres ont écrit, je me propose donc, lorsque ce sera possible, durant ce voyage, de profiter des heures que je passerai à l'aéroport pour penser au pays que je quitterai et pour partager mes perceptions (qui seront souvent erronées, je le sais) au sujet du pays vers lequel je m'envolerai. Entre l'Islande et la Russie, il y a beaucoup plus que 4 heures d'avion, j'en suis à peu près certaine. Un monde sépare ces deux pays, je le sais déjà. Premièrement, les Islandais sont courtois, efficaces, ponctuels et très honnêtes. Un petit exemple: nous avons loué une auto de la compagnie Procar. Tr...

Thérapie islandaise

Je vous disais, dans ma dernière entrée, que j'étais fatiguée et que je ne savais pas trop pourquoi je partais. Des fois, quand on est fatigué, il suffit de dormir et d'autres fois, on a besoin d'un petit quelque chose de plus. C'est mon cas. J'ai passé la dernière année à préparer ce voyage et voilà que je le commence ralentie. Je ne veux pas passer des journées frénétiques à me promener de musée en musée. Je n'ai pas envie de faire des visites guidées en autobus accompagnée de touristes excités et d'enfants incapables de se calmer, car ils ont trop mangé de sucre. J'ai besoin de respirer. Je ne m'en doutais aucunement, mais c'est exactement ce que l'Islande me permet de faire. Respirer. Enfin. Après des mois de préparation intensive. Arrêter de penser. Vivre le voyage. Nous sommes arrivés dimanche dernier, après avoir passé 24 heures dans un hôtel de Toronto, car nous avons manqué le vol devant nous mener à Reykjavik. Ce n'est pas...

Pourquoi partir?

Dans un peu plus de 24 heures, je partirai pour un long voyage.  Si tout va bien, je serai partie pour 10 mois et demi. Mon mari Mathieu et moi partons ensemble. C'est notre deuxième périple du genre. Nous commençons par l'Islande puis irons en Russie, en Grande-Bretagne, en Inde, en Asie du Sud-Est, en Australie, en Afrique puis nous reviendrons en Europe.  Plus d'Outaouais, plus de Québec, plus de Canada pour moi, donc. Plus de boulevard St-Joseph toujours bloqué, plus de club sandwich du Patio Vidal, plus de vue sur le chic motel Ritz, à "mon" Second Cup de boulevard Gréber, plus de films au Bytowne, plus de gentils élèves et collègues qui viennent me parler et me faire rire, plus de bouteille(s) de vin bue(s) avec mes amis fantastiques, plus de bons soupers à St-André, plus de Chapters, plus de book club, non plus de tout cela. Plus de Globe and Mail le samedi matin ni de Tom Allen l'après-midi, plus de Foglia sur papier ni d'Unité 9, de Glee, d...

Une lettre à Aurélie Lanctôt

Chère Aurélie, Je ne te connais pas. J'imagine que tu es une fille très intelligente. J'ai enseigné à plusieurs jeunes brillants et j'imagine que tu es une de ces personnes que les profs aiment côtoyer parce que tu leur fais penser à leur jeunesse, à leurs belles années où ils étaient fougueux et rebelles. J'imagine que tu es drôle dans un party, lorsque tu fais des montées de lait. J'imagine que tes amis te trouvent à la fois intense et attachante. Je ne te connais pas, mais j'imagine tout ça. Une de mes anciennes étudiantes a affiché ton texte sur sa page Facebook en parlant de son désarroi face à celui-ci. J'ai lu ton texte et il m'a jetée par terre. Mais pas dans le bon sens. Dieu sait que j'en ai lu des textes, depuis le début de la grève. J'ai lu Martineau, Margaret Wente, André Pratte, des journalistes du National Post, j'ai lu des blogues et des statuts Facebook écrits par toutes sortes de personnes, mais  il n'y a pas un te...

L'invasion de l'UQO, de mon point de vue (ajouts)

J'ai hésité avant d'écrire cette entrée. Tout ce que j'ai écrit dans ce blogue, jusqu'à présent, était en lien avec ce que j'ai vu ou ce qui m'a été rapporté directement. Quand j'ai écrit le récit de la journée de jeudi, je n'ai pas vraiment réfléchi. J'ai écrit mes impressions comme elles venaient. En relisant mon blogue et en lisant un commentaire sur Twitter (merci à Marc-Antoine Labelle), j'ai constaté qu'il y avait des trous dans mon histoire. Plus le temps avance, plus les souvenirs s'évaporent et se mêlent aux émotions et aux récits provenant d'autres témoins. Si je veux raconter le plus fidèlement possible ce qui s'est passé, toujours de mon point de vue, je dois ajouter  certains éléments-clés à mon récit, le plus rapidement possible. Comme je l'ai déjà écrit, j'assistais, durant l'heure du dîner, jeudi, à une réunion de préparation de voyage, dans un local du pavillon Lucien-Brault de l'UQO. Deux étu...

La grève, de mon point de vue (suite)

Triste et sombre journée au pavillon Lucien-Brault de l'UQO, hier. Triste journée pour le mouvement étudiant et pour le Québec, triste journée pour mon école, aussi. Nous nous doutions que les choses allaient mal tourner depuis une semaine. Les grillons, les gardes postés aux entrées, le silence de mort dans les corridors désertés, tout cela était annonciateur de l'ouragan qui s'en venait. Je ne sais pas comment les gens qui vivent dans des pays assiégés font pour garder un équilibre mental. Ils s'habituent à la peur, j'imagine. J'imagine aussi que je dois me considérer privilégiée de vivre dans un pays où nous n'avons pas constamment peur d'être assiégés. Je ne peux raconter tout ce qui s'est passé. Je ne sais pas tout, je n'ai pas tout vu, tout entendu, je ne possède que mon point de vue, subjectif et limité, mais que je veux quand même traduire en mots, un peu plus de 24 heures après la tempête. À 11h15, lors de la pause de mon cours d...

La grève, de mon point de vue

Malaise, hier. Je suis étudiante à l'UQO. Il me reste un tout petit cours à réussir afin d'obtenir mon certificat en traduction. Je fais cela pour le plaisir, pour me valoriser, pour apprendre à écrire. Je ne veux pas changer d'emploi ni changer le monde. Je veux m'ouvrir quelques portes, mais ce n'est pas bien grave si je n'obtiens pas ce certificat. Ma vie n'en dépend pas. Pourtant, j'aime aller à mes cours et je me désole de ne pas pouvoir terminer ce que j'ai commencé. Mon université m'a dit que les cours se donnaient hier, je me suis présentée à mon cours et j'ai suivi un cours, à l'endroit même où un prof a été arrêté et une autre a été expulsée. Le pavillon des lettres était d'un calme exemplaire. J'ai pu lire en paix pendant au moins une heure. Le garde de sécurité m'a fait gentiment entrer. Je voyais qu'il avait hâte de finir sa journée. En revenant chez moi hier, j'ai regardé le vidéo qui montre comment une...

Une chambre à soi

Après avoir lu La Presse de ce matin, qui souligne abondamment la journée de la femme, j'ai pensé à VirginiaWoolf et à son livre "A Room of One's Own". Je viens de terminer la lecture de Quiet , ce si bon livre parlant d'introspection et je me suis dit que la meilleure chose que je peux souhaiter à toutes les filles de la Terre, (surtout pour mes semblables, les introverties), c'est de pouvoir jouir d'un espace pour elles-mêmes. Bien sûr, le luxe suprême consiste à avoir pour soi une pièce avec un bureau pour écrire, un ordinateur et une bibliothèque. Cependant, si ce n'est pas possible, toutes les filles et femmes devraient pouvoir jouir d'un endroit où elles peuvent s'enfuir et être souverainement seules, à l'abri des demandes de tous ceux qui dépendent d'elles. Et cet endroit, il peut être tant physique (un champ, une forêt, un café, une bibliothèque publique) qu'intérieur. Pour créer cet espace, il ne suffit pas d'aller ...
Intimidation Vous avez ri de moi et non avec moi. Je vous ai entendus prononcer mon nom et quand vous avez vu que j’arrivais, vous vous êtes tus, en souriant. Je me suis assise à ma place. Personne ne voulait travailler en équipe avec moi. J’ai souri, mais en dedans, j’ai pleuré. Étouffée. Intimidée. J’ai eu peur et je n’ai pas compris pourquoi. Je ne vous avais rien fait. Je n’étais pas comme vous, mais pourquoi auriez-vous voulu que je ne le sois? Et si je vous avais ressemblé, m’auriez-vous parlé? Je me suis tue et j’ai encaissé. Laissée de côté. Intimidée. Je pensais être la seule à vivre ainsi dans mon coin, à toujours me mettre à l’abri de vos silences et de vos regards détournés. Ce n’était pas vrai. Nous sommes des centaines à avoir eu peur. À avoir peur. Certains et certaines d’entre nous ont été battus et n’ont pas été défendus. Sont battus et ne sont pas défendus. Ils se sont tus. Ils se taisent encore. Bafoués. Intimidés. Vous ne saviez pas c...

Haïti, mon amie

En 2001, j'ai eu la chance de partir en mission pour le nord d'Haïti, avec une joyeuse bande d'âmes charitables. Idéalistes, nous nous en allions animer des camps de jour dans la ville portant le nom bucolique de Port-de-Paix. Je ne garde que de bons souvenirs de mon passage dans ce pays à la fois si meurtri et chaleureux. Je crois que je suis encore plus touchée de ce qui arrive en Haïti, parce que j'ai visité le pays. Je ne sais pas trop pourquoi, mais les enfants m'avait surnommée Mammie Caroline. Le soir, après le camp, je me promenais dans les rues et j'entendais des enfants crier mon nom. Mammie Caroline, Mammie Caroline, qu'ils criaient. Le matin aussi, ils venaient près de la maison des Frères et m'appelaient. Les enfants m'invitaient à jouer avec eux et ils ne savaient pas à quel point Mammie Caroline n'était pas matinale... Il était 7h. Des fois, je continuais à dormir, d'autres fois, j'acceptais leur invitation. Ces si beaux m...

Louis et Lhasa

Depuis environ 30 minutes, je lis forums et blogues, au sujet de l'affaire Louis Lacroix qui est allé dire en ondes que la mort de la chanteuse Lhasa De Sela était surmédiatisée. Pourquoi parler autant d'une chanteuse que lui et ses amis ne connaissent même pas, se demande t-il. Dans les forums, dans Facebook, sur les blogues, les esprits s'échauffent. Moi, ce débat m'attriste. En fait, il me ramène à mes années de secondaire, alors que je n'étais pas du tout populaire. A l'époque, on disait d'une personne aimée qu'elle était connue. Moi, je n'étais pas connue. Je lisais dans mon coin et passais mes midis à la bibliothèque, souvent. J'étais discrète, à mon affaire, je ne déplaçais pas d'air. Suivant la logique de M. Lacroix, si j'étais morte à cette époque, ma mort aurait moins mérité d'être évoquée que la mort de la fille la plus populaire de l'école, la plus connue. Si l'on avait parlé de moi dans le journal de l'école, ...

Edem, je t'aime!

Soirée littéraire hier, au chic Pavillon Taché de l'UQO. Nous devions être au moins 60 à venir voir et écouter la nouvelle sensation de l'heure, l'écrivain togolais Edem Awumey, en lice pour le Goncourt, rien de moins. Un résident du Vieux-Hull en nomination pour le plus prestigieux des prix littéraires français, je ne pouvais manquer ça, moi qui ne cesse de me plaindre de l'anémie culturelle de mon Outaouais québécois d'adoption. J'ai déjà parlé, dans cet espace virtuel, de ma propension à être un peu, pas mal, oui, OK je l'admets, extrêmement groopie. Bien sûr, je trippe littérature, pour de vrai. Mais je me suis quand même demandé si ce qui m'a fait sortir de chez moi, par un grise soirée de septembre où j'aurais pu me farcir la programmation automnale de Radio-Can ou lire mon Entertainment Weekly, est la volonté réelle de rencontrer un auteur ou le désir de voir quelqu'un qui aura peut-être le Goncourt. C'est un peu des deux, j'imagin...

Un très bon livre

Je n'ai pas écrit dans ce blogue depuis janvier. Allez savoir pourquoi. Ce n'est pas que ma vie manquait de source d'inspiration. Au contraire. Plutôt que de perdre mon temps à vous dire ce qui m'a empêché d'écrire, j'aimerais plutôt vous dire ce qui me redonne le goût d'écrire: un livre. Un très bon livre. Ça fait longtemps que ça ne m'est pas arrivé. Je suis consumée. Je voudrais passer mon temps à éplucher les pages de la brique. Je suis subjuguée. Pourtant, des bons livres, j'en ai lus depuis les derniers mois. Rien comme ça. Le livre s'appelle Admission . Il est en anglais seulement, mais sera peut-être un jour traduit, je n'en sais rien. Il y a Portia, qui est agente d'admission à Princeton. Il y a les profs, les futurs élèves, les parents, la direction. Il y a surtout cette femme de mon âge qui se remet en question, qui a le coeur brisé, qui ne sait plus. Il y en a des tonnes de livres sur des femmes approchant 40 ans. Je sais, j...

Passeport pour...

Il me reste une semaine avant de commencer à enseigner, je dois faire ce que je n'ai pas le temps de faire, normalement. Lire le jour, regarder The View et Oprah, écrire ce blogue et aller faire une petite visite au bureaux des passeports de l'exquise Place du Centre, secteur Hull. Première étape: me faire prendre en photo. Je ne reviens toujours pas du fait qu'on nous demande de ne pas sourire. On doit se forcer pour avoir l'air bête, alors qu'on nous a toujours appris à sourire pour la caméra. Et en plus, j'ai le goût de sourire, car la photo qui est prise me permettra de voyager, une des choses que j'aime le plus sur terre. Du Maine à Istanbul, mes rêves sont vastes et j'ai le goût de sourire, juste à y penser. Penser à réprimer ce sourire, pour que les officiels devant se charger de délivrer mon passeport ne me refusent pas celui-ci, sous prétexte que j'avais l'air trop heureuse à l'idée de voyager une fois de plus est un réel défi. Deuxi...

Ce blogue n'est pas mort

Il y a bien longtemps que je n'ai pas écrit. Il y a eu la fin de la session, puis il y a eu le temps des Fêtes. Entre temps, il y a eu le décès d'un ami très cher. Je ne savais plus quoi écrire. Les sujets qui me venaient à l'esprit repartaient comme ils étaient venus, sans me laisser trop d'inspiration au passage. A la suite du décès de Bruno (Djoubi, dans le monde virtuel), tous mes sujets me paraissaient futiles. On dirait que je n'étais pas capable d'accepter que celui qui a inspiré la création de ce blogue ne pourra plus jamais écrire d'entrée. Je ne savais plus quoi écrire. Je ne le sais pas encore tout à fait, mais je retrouverai bientôt le fil de mes idées. Ça s'en vient. On est samedi soir. Le Canadien vient de remporter une belle victoire. Je ne regarde jamais le hockey, mais en regardant la fin de la dernière période, ce soir, j'ai cru en l'espoir. Les joueurs se sont démenés et ont gagné, à la toute dernière minute. Ça peut aussi m...

Cette belle neige qui tombe...et ne tombe plus!

Cette belle neige qui tombe me rappelle que ce sera Noël bientôt. D'habitude, j'ai un frisson d'effroi lorsque j'arrive à cette prériode de l'année. Je me dis que je n'y arriverai pas, qu'avant que Rudolph ne pointe son nez illuminé, je vais crouler sous les corrections et la fin de session à bien boucler. Je me demande, angoissée, ce que j'achèterai à tout le monde et ne me vois pas autrement qu'en faisant une course contre la montre, le 23 décembre, cherchant LE cadeau qui fera plaisir à chacune des personnes que j'aime. Pas cette année, non les amis. J'ai même hâte à Noël, imaginez-vous. Armée de ma nouvelle robe de chambre molletonnée et du spécial "Apprendre à survivre au temps des Fêtes" de ma chère Oprah, je me préparerai à faire ce que je ferai lors de la période des Fêtes: relaxer. Et cette petite neige qui tombe m'invite à cela: respirer, prendre cela cool, pour la première fois depuis mon retour au pays, en juin. Pour...

Yes, we can!

Je parlais à ma soeur tantôt. Elle a eu la chance inouïe d'être à Times Square, hier soir. Elle m'a dit qu'elle avait vécu l'une des plus belles journées de sa vie. Et je la crois. Je n'étais ni à New York, ni à Chicago hier, mais j'ai quand même ressenti l'immense sérénité qui semblait souffler sur le monde entier, aujourd'hui. Partout, on parle d'espoir, de changement et de nouvelles possibilités. Un noir est président des États-Unis. Un homme jeune, beau, intelligent, ayant une belle femme qui semble équilibrée et de jolies petites filles dirigera la plus grande puissance du monde. L'homme nommé Obama parle bien. Il a les mots de Harvard et l'intonation des profondeurs du Sud. Il a un sourire qui déplace des montagnes. Il est honnête, droit et organisé. Je le voudrais comme ami, je le voudrais comme patron, je voudrais qu'il soit mon président. Aujourd'hui, tout avait un sens: le jazz avait un sens, les nouvelles avaient un sens, ...

Novembre, enfin!

Je sais, novembre n'est pas le mois préféré de la majorité. On voit les pharmacies couvrir leurs rayons de décorations de Noël et on se dit "Il me semble que l'année a passé si vite et que c'est trop tôt pour penser aux Fêtes". Chaque année, on se demande qui a le temps et le sens de l'organisation nécessaires pour commencer à se préparer pour Noël au début du mois de novembre. Ce n'est donc pas parce que j'ai commencé à penser à ma recette de farce de dinde que je me réjouis que le mois d'octobre soit fini. Pourquoi donc dis-je le contraire de Dédé Fortin qui criait à qui voulait l'entendre : "Dehors novembre"? Parce que octobre a été un peu trop intense à mon goût. Parce que je n'ai pas eu le temps de souffler, durant les 3 dernières semaines. Parce que novembre se profile comme un mois plutôt calme, côté engagements. Pas trop de choses de prévues encore, juste ma petite vie normale. Et j'ai besoin de cette normalité, pour m...