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Nouvelle entrée


D'entrée de jeu, j'aimerais m'excuser auprès de mes lecteurs qui, comme ma soeur Kine, n'en pouvaient plus de souffrir la photo de notre lucide Lucien national. Oui, j'aurais dû afficher une photo de Boston et écrire "de retour dans quelques jours car surchargée de travail". Mea culpa...Voici une photo de Boston au cas où je n'écrirais pas avant le 25 décembre (ce qui m'étonnerait car Noël me fait toujours écrire mais bon... je ne prends pas de chance!)
Le pire c'est que je ne suis même pas en panne d'inspiration. Des sujets, il en pleut: notre nouvelle Gouverneure qui se saoûle la gueule, les annonces de Noël qui apparaissent le 31 octobre, le B- que m'a collé ma prof de métho de la rédaction, le Québec solidaire qui succède au Québec lucide, et je pourrais continuer ainsi longtemps...
Pourquoi alors avoir laissé ce blogue en "mode Lucien"? Par manque de temps, tout simplement. Je suis convaincue que je suis faite pour avoir une belle et grande job RELAXE où je pourrais aller à mon rythme sans être bousculée et en faisant toujours un projet à la fois. Depuis deux semaines, je me dépêche (et cela est dû, j'en suis consciente, à ma procrastination de septembre). Je cours: de réunion en appel, en cours, en animation, en préparation de cours, en relation d'aide. Entendons-nous, j'adore faire ces choses une à la fois. C'est le combo (et le manque de temps juste pour moi) qui m'épuise.
Le mois de novembre devrait être plus calme et je pourrai retrouver un des plus grands plaisirs de ma vie: prendre mon temps en écrivant ce blogue.

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Ralentir

Je voulais faire ma sérieuse et vous trouver une définition du slow travel. Je me disais que ça ferait plus crédible de parler de cette façon de voyager en commençant par citer ce qu'en pensent les spécialistes de la question. Quand je suis venue pour googler le terme, le réseau du Rusty Pelican, auberge où nous demeurons, s'est mis à ralentir. J'ai pris ça comme un message. Je suis à l'Ile Maurice, en plein milieu de l'océan Indien. Je ne peux me dépêcher à trouver ce que ça veut dire que de voyager lentement. Vous googlerez le terme vous-mêmes, donc. Moi, je me contenterai de vous parler de ma vision du voyage au ralenti. Lors de notre précédent périple, en 2007-2008, nous avons commencé l'année en lion. Allemagne, République tchèque, Pologne, Autriche, Slovaquie, Hongrie, Roumanie, Bulgarie, tout cela en deux mois et demi. Je me souviens que notre rythme était haletant. Je me souviens aussi que, le 19 octobre 2007, je me suis cassé la cheville en descenda...

L'ébène et l'ivoire

Vous connaissez les paroles de la chanson: "Ebony and ivory, live together in perfect harmony, side by side on my piano, why don't we?" Paul McCartney et Stevie Wonder qui chantent ensemble au piano. L'image est belle: le Blanc et le Noir en harmonie. Égaux, ensemble. Qu'en est-il de la réalité, ici, en Afrique du Sud, où le régime de l'Apartheid a été aboli au début des années 90? Est-ce que l'ébène et l'ivoire vivent ensemble sur le même piano? Vous savez sans doute qui est Mandela. On en a beaucoup parlé lors de sa mort, il y a quelques semaines. Vous savez aussi que le régime de l'Apartheid faisait en sorte que Blancs et Noirs ne vivaient pas comme des touches sur le même piano, mais devaient évoluer dans des orchestres complètement différents. Je ne vous raconterai pas l'Histoire. Si vous ne la connaissez pas, louez "Invictus" ou allez au cinéma voir "A Long Walk to Freedom". Ces films sont imparfaits, mais ils montr...

Délivre-nous du mal

J'aime visiter des expositions ou des musées portant sur un artiste en particulier. De cette façon, je sens que je rencontre une personne et que j'apprends à la connaître. J'ai ainsi découvert Degas (ma première passion artistique, à 16 ans), Dix, Chagall, Matisse, Munch, Van Gogh, Rembrandt et plusieurs autres. Certains artistes me fascinent, comme Courbet et Caravaggio, d'autres me frustrent, comme Picasso (j'ai lu la bio de sa xième femme, Françoise Gilot et depuis, je ne suis pas capable de le sentir). J'aime aller à la rencontre de ces génies qui réinventent notre façon de voir le monde. Durant mes pérégrinations dans les musées, aucun artiste n'a su me toucher autant qu'Antoni Gaudi. Je l'ai rencontré un peu par hasard. Notre guide EF, en 2006, Flora, nous parlait avec des étoiles dans les yeux du Parc Güell. Je me demandais ce qui l'allumait autant. Cela n'a pas pris de temps pour que je comprenne les raisons de son amour pour l'...