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Vais-je réellement me rendre à Noël en même temps que tout le monde?



J'ai souvent entendu cette phrase, habituellement dite par une personne calme à une autre personne névrosée: "Ne t'en fais pas, tu te rendras à Noël en même temps que tout le monde".

Bien que tous, du Canadian Tire au Jean-Coutu en passant par le Marché frais essaient de me dire que Noël est à ma porte, je n'y crois pas. Je ne crois plus au Père Noël depuis longtemps mais depuis quelques années, je ne crois plus que Noël va arriver un jour, à ce temps-ci de l'année, lorsque les feuilles colorées n'ont pas été remplacées par la neige encore immaculée...

En fait, je ne crois pas que je vais arriver à Noël saine et sauve.

Pourtant je n'aurais pas de raison logique de ne pas me rendre jusque là. Je ne me connais ni maladie fatale ni tendances autodestructrices qui feraient en sorte que me vie se termine abruptement. Bien sûr, un accident est vite arrivé mais selon toute probabilité, j'arriverai, le 25 au matin, à St-André et je développerai des cadeaux comme les 30 dernières années...Le 24, nous irons chez Math puis nous reviendrons ici et nous nous ferons un petit Noël simple et juste à nous. Je ne serai pas seule à Noël et je pourrai me reposer. Tout cela me paraît si loin. Le problème est bien sûr entre mes deux oreilles, dans ma perception tordue de la réalité qui fait en sorte que la fin de décembre me paraît aussi loin que le début du prochain millénaire.


Noël c'est bien sûr un enfant dans une crèche et Adeste Fideles chanté en 3 voix, par la chorale de l'Église de St-André:

Venite Adoremus (les enfants)
Venite Adoremus (les femmes et les enfants)
Venite Adoremus (tous)
Dooooominum!

C'est prendre une longue marche sur le Chemin du Golf, c'est manger des macarons et des chips en même temps, à 10 h du matin, c'est lire, lire, lire le nouveau roman que j'ai reçu en cadeau, en écoutant Bing Crosby, c'est regarder la neige qui tombe. C'est la paix intérieure et l'arrêt de tout. Je n'ai aucun problème avec cette partie de la fête, je l'aime bien même. C'est l'avant-Noël qui me gâche le moral.

L'avant-Noël, ce sont des partys à organiser, des cours à bien terminer, des corrections en rafales, des cadeaux pertinents à trouver, des engagements à respecter. Et avant cela, il y a tous les engagements de la vie normale. L'avant-Noël s'ajoute à tout le reste et je n'ai pas la verdeur du mois d'août alors que j'ai pris tous les engagements que je dois mener à terme aujourd'hui, plus fatiguée que jamais. Je dois réaliser ces projets et il me semble que je n'aurai pas assez de temps pour y arriver, ce qui me fait vouloir repousser Noël...


Comment m'en sortir? Je vais bientôt me louer Home for the Holidays, question de revoir cette histoire de gens si troublés, lors d'un Thanksgiving complètement décadent. Vous avez-vu ce film? Si vous ne l'avez pas vu et que vous aimez les films de familles névrosées, courrez au club video vous louer ce chef-d'oeuvre...

Avez-vous d'autres suggestions de films que je pourrais regarder afin de briser mon blues d'avant-Noël?

Et, vous, avez-vous l'impression que vous vous rendrez à Noël?

Commentaires

Anonyme a dit…
Chère Caro,

Je crois que la meilleure chose à faire est de prendre les choses à la fois pendant ces périodes de rush.

Je suis allé faire des courses samedi et j'ai été capable de trouver la moitié de mes cadeaux de Noël avant 11h.

Une autre façon est de déléguer quelques tâches. Les cadeaux qui restent à acheter sont pour des enfants et je laisse ce travail à ma copine qui était très contente de s'en charger.

J'ai donc réglé ce dossier!!

Claude

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