Passer au contenu principal

Potineuse, moi?

Je l'avoue. Oui, oui, oui, je l'avoue, je suis plus au fait du quotidien de Lindsey Lohan (qui, en passant, a fait le party durant toute la semaine dernière pour fêter ses 20 ans) et de la vie de Brangelina que de ce qui se passe au Sommet du G8. Que voulez-vous, j'ai commencé à lire le STAR à environ 9 ans et je ne peux passer une journée sans visiter le site internet de la revue People.

Plaisir coupable, quand tu nous tiens...

Pourtant, je fais de grands efforts pour m'intéresser à l'actualité internationale. Par exemple, en ce moment, j'essaie vraiment de comprendre ce qui se passe au Liban et je trouve cela important de savoir ce qui cause la terrible violence dont est victime ce si beau pays. Il me faudrait un Charles-André David portatif. A force d'essayer, j'y arrive presque, mais ce n'est jamais facile. Je n'arrive pas à voir les différences existant entre le Hamas et le Hezbollah, pour vous donner un exemple, et je me mélange dans les noms de tous ces territoires occupés et détruits.

Avec Britney et Tomcat, c'est plus simple. Je retiens mieux les noms. Allez savoir pourquoi, je suis incapable de retenir qui sont les présidents des pays membres du G8 mais je suis capable de citer les titres des grands succès du groupe A-Ha et de vous nommer à peu près tous les films de John Hugues... Pourquoi ma mémoire sélective me permet-elle de me souvenir de tous ces potins de vedettes et de personnages de La croisière s'amuse alors que je ne suis pas capable de me rappeler des moments-clés de l'histoire du Québec et que je n'ose même pas essayer de lire un roman de Dostoïevsky ? Mystère... On dirait que mon cerveau est programmé pour mieux retenir des futilités...

En tous cas, si vous avez, comme moi, la curiosité aiguisée, rendez-vous (en secret, si vous le voulez) visiter le site de cette experte potineuse qu'est la vancouverroise Lainey. Son plus grand exploit? Avoir annoncé 12 heures avant People que Katie Holmes allait avoir un infint.

Lu, dans le génial Globe and Mail, à propos de Lainey:

"It's all chatter, speculation and unconfirmed nonsense. But to those with a taste for the kind of tawdriness that makes the tabloid world turn, Lainey's tidbits are lip-smacking delicious. “I want it to sound like a Friday-night conversation you might have with your girls over a few martinis,” she says, stressing that 99 per cent of her columns are simply catty commentary on the gossip headlines of the day.

“Once in a while, I will get to break something juicy” she says."

Les potins sont peu importants et parfois même vains, je le sais. Aussi, vais-je continuer à employer la plupart de mon temps de lecture à lire des choses belles, utiles et intéressantes. Sans négliger, par ailleurs, les bonbons pour le cerveau (braincandy) que peuvent représenter les nouvelles sur Jennifer et Vince ou sur José Théodore et Paris Hilton. Parce que dans un monde aussi sérieux que le nôtre, un petit peu de barbe-à-papa ne fait jamais trop de tort!

Pourquoi potiner? J'ai ma petite idée la-dessus... Je crois que potiner nous permet de nous relier les uns aux autres. Dans un monde froid et impersonnel, il est bon d'appeler des personnes qu'on ne connaît pas personnellement par leur prénom. C'est comme si elles étaient nos cousines ou nos beaux-frères millionnaires et excentriques. Quand je vais sur le site de People, je vais voir la vie des gens qui ont une existence en même temps si proche et si éloignée de la mienne. Je me compare, je me désole, je me console. Je vis certaines émotions par procuration et je m'emploie à partager ce que je viens d'apprendre, car un potin solitaire est un triste potin. La nouvelle est tellement plus intéressante lorsqu'elle est partagée...

Qu'en pensez-vous?

Dites, vous en avez, vous, un potin juteux pour moi?

Commentaires

Anonyme a dit…
oui moi j'en ai un, mais tu dois m'appeler pour que je te le dise...
Anonyme a dit…
Non...........Sly, moi aussi je veux savoir!
Kine a dit…
Ah, come on Sly! Crache le morceau.

Je te recommande de lire "The Devil Wears Prada". C'est, j'ai bien peur, le meilleur livre que j'ai lu cette année.

Aussi:
www.thesuperficial.com
www.defamer.com
et le classique www.gawker.com

Messages les plus consultés de ce blogue

Ralentir

Je voulais faire ma sérieuse et vous trouver une définition du slow travel. Je me disais que ça ferait plus crédible de parler de cette façon de voyager en commençant par citer ce qu'en pensent les spécialistes de la question. Quand je suis venue pour googler le terme, le réseau du Rusty Pelican, auberge où nous demeurons, s'est mis à ralentir. J'ai pris ça comme un message. Je suis à l'Ile Maurice, en plein milieu de l'océan Indien. Je ne peux me dépêcher à trouver ce que ça veut dire que de voyager lentement. Vous googlerez le terme vous-mêmes, donc. Moi, je me contenterai de vous parler de ma vision du voyage au ralenti. Lors de notre précédent périple, en 2007-2008, nous avons commencé l'année en lion. Allemagne, République tchèque, Pologne, Autriche, Slovaquie, Hongrie, Roumanie, Bulgarie, tout cela en deux mois et demi. Je me souviens que notre rythme était haletant. Je me souviens aussi que, le 19 octobre 2007, je me suis cassé la cheville en descenda...

L'ébène et l'ivoire

Vous connaissez les paroles de la chanson: "Ebony and ivory, live together in perfect harmony, side by side on my piano, why don't we?" Paul McCartney et Stevie Wonder qui chantent ensemble au piano. L'image est belle: le Blanc et le Noir en harmonie. Égaux, ensemble. Qu'en est-il de la réalité, ici, en Afrique du Sud, où le régime de l'Apartheid a été aboli au début des années 90? Est-ce que l'ébène et l'ivoire vivent ensemble sur le même piano? Vous savez sans doute qui est Mandela. On en a beaucoup parlé lors de sa mort, il y a quelques semaines. Vous savez aussi que le régime de l'Apartheid faisait en sorte que Blancs et Noirs ne vivaient pas comme des touches sur le même piano, mais devaient évoluer dans des orchestres complètement différents. Je ne vous raconterai pas l'Histoire. Si vous ne la connaissez pas, louez "Invictus" ou allez au cinéma voir "A Long Walk to Freedom". Ces films sont imparfaits, mais ils montr...

Délivre-nous du mal

J'aime visiter des expositions ou des musées portant sur un artiste en particulier. De cette façon, je sens que je rencontre une personne et que j'apprends à la connaître. J'ai ainsi découvert Degas (ma première passion artistique, à 16 ans), Dix, Chagall, Matisse, Munch, Van Gogh, Rembrandt et plusieurs autres. Certains artistes me fascinent, comme Courbet et Caravaggio, d'autres me frustrent, comme Picasso (j'ai lu la bio de sa xième femme, Françoise Gilot et depuis, je ne suis pas capable de le sentir). J'aime aller à la rencontre de ces génies qui réinventent notre façon de voir le monde. Durant mes pérégrinations dans les musées, aucun artiste n'a su me toucher autant qu'Antoni Gaudi. Je l'ai rencontré un peu par hasard. Notre guide EF, en 2006, Flora, nous parlait avec des étoiles dans les yeux du Parc Güell. Je me demandais ce qui l'allumait autant. Cela n'a pas pris de temps pour que je comprenne les raisons de son amour pour l'...