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Briser la glace

Je suis en ce moment a Berlin. Je viens d'arriver. Je ne sais absolument rien de cette ville, a part du fait qu'elle a deja ete separee par un mur, detruit au debut des annes 90. Ca, je le sais, car j'ai bien ecoute la chanson Wind of Change, des Scorpions.

A date, je n'ai vu de Berlin qu'un cafe internet ou je peux ecrire a mes amis (sans les accents, mais bon, il n'y a rien de parfait) pour 1 euro de l'heure. Cette ville a au moins une belle qualite.

Je ne sais pas quelle direction ce blogue va prendre. Je ne sais pas aussi quelle direction ce voyage ve prendre. Je suis partie pour 1 an. Ce ne sont pas des vacances. Ce n'est pas du travail non plus. Nous n'avons pas prevu jouer les meres Theresa. Nous voyageons. Saurai-je me trouver bien dans ce nouveau statut de bohemienne organisee? Je n'en sais rien. Ce que je sais, c'est que j'ai aime ce que j'ai vu a date, a Amsterdam et a Hambourg. J'ai respire l'air du temps en prenant mon temps. Je n'ai pas de premier cours a preparer pour la fin aout. Je n'ai qu'une heure de train a trouver une fois de temps en temps, une carte a suivre des yeux, un metro a comprendre rapidement. Autre vie, autres defis autre preoccupation, autre personne parfois.

Voila, la glace est brisee, j'espere que je saurai transmettre dans ces petits textes ce que je vis en dedans, a la fois pareil et different a ce que je vis chez moi.

Commentaires

Salut Caro!

C'est vraiment parti là? Woohoo!

J'espère pouvoir faire la même chose un jour (alors prière de tout tout tout mettre ici pour que je sache quoi faire et où ne pas aller, merci).

J'ai hâte de te lire!

Ciao (et bonjour à Mathieu aussi),

M

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Comme vous l'avez probablement remarqué, j'aime mieux m'occuper de mon blogue que de mon jardin. Les premiers jours, j'en étais obsédée. Je prononçais le mot blogue plus souvent que tout autre mot de la langue française et Mathieu (n'ayant pas encore parti son "Let it blogue") était probablement près de mettre ses valises près de la porte, comme môman de la P'tite vie, pour que j'arrête de parler de ma nouvelle obsession. Après des années à remplir des pages de journaux intimes plus pathétiques les uns que les autres, j'ai enfin trouvé une façon d'écrire pour autre chose que mon nombril. Et de plus, j'ai décidé (de façon idéaliste) que si les gens n'aiment pas ce que j'écris, ils n'ont qu'à aller lire ailleurs. Donc depuis une dizaine de jours, j'écris, je colle des images, je me fais un petit scrap book public. J'ai remplacé " Décore ta vie " par " Décore ton blogue ". Pas mal plus construct...

Ralentir

Je voulais faire ma sérieuse et vous trouver une définition du slow travel. Je me disais que ça ferait plus crédible de parler de cette façon de voyager en commençant par citer ce qu'en pensent les spécialistes de la question. Quand je suis venue pour googler le terme, le réseau du Rusty Pelican, auberge où nous demeurons, s'est mis à ralentir. J'ai pris ça comme un message. Je suis à l'Ile Maurice, en plein milieu de l'océan Indien. Je ne peux me dépêcher à trouver ce que ça veut dire que de voyager lentement. Vous googlerez le terme vous-mêmes, donc. Moi, je me contenterai de vous parler de ma vision du voyage au ralenti. Lors de notre précédent périple, en 2007-2008, nous avons commencé l'année en lion. Allemagne, République tchèque, Pologne, Autriche, Slovaquie, Hongrie, Roumanie, Bulgarie, tout cela en deux mois et demi. Je me souviens que notre rythme était haletant. Je me souviens aussi que, le 19 octobre 2007, je me suis cassé la cheville en descenda...

Délivre-nous du mal

J'aime visiter des expositions ou des musées portant sur un artiste en particulier. De cette façon, je sens que je rencontre une personne et que j'apprends à la connaître. J'ai ainsi découvert Degas (ma première passion artistique, à 16 ans), Dix, Chagall, Matisse, Munch, Van Gogh, Rembrandt et plusieurs autres. Certains artistes me fascinent, comme Courbet et Caravaggio, d'autres me frustrent, comme Picasso (j'ai lu la bio de sa xième femme, Françoise Gilot et depuis, je ne suis pas capable de le sentir). J'aime aller à la rencontre de ces génies qui réinventent notre façon de voir le monde. Durant mes pérégrinations dans les musées, aucun artiste n'a su me toucher autant qu'Antoni Gaudi. Je l'ai rencontré un peu par hasard. Notre guide EF, en 2006, Flora, nous parlait avec des étoiles dans les yeux du Parc Güell. Je me demandais ce qui l'allumait autant. Cela n'a pas pris de temps pour que je comprenne les raisons de son amour pour l'...