Passer au contenu principal

Vous ai-je parlé de mon nouveau Dell?


Oui, je vous ai déjà parlé de mon nouveau portable Dell blanc-frisson. Je radote un peu, je m'en excuse. Voyez-vous, une semaine après mon achat, je suis toujours extatique d'être arrivée au 21ième siècle. Heureuse de pouvoir avoir accès à la grande toile magique, assise dans la roulotte de mes parents. Contente de pouvoir me connecter gratuitement à Internet dans mon Starbucks préféré (avec lequel j'ai renoué aujourd'hui, en passant). Heureuse de découvrir toutes les fonctionnalités de mon jouet, qui ne me déçoit pas, à date.


Je sais que ce bonheur est bassement matérialiste et sera sans doute aussi passager que l'autonomie de ma batterie. Je sais, je sais. Et je viens de finir le nouveau Eckart Tolle, en plus. Mais je suis quand même contente de vivre à une époque où je peux traîner sans trop de peine une banque d'informations gigantesque. Contente d'avoir les moyens de me payer ce luxe qui, dans mon cas, n'était pas d'une absolue nécessité. Contente d'avoir retrouvé le goût d'écrire et de pouvoir le faire de partout, partout, partout (ou presque!).

En écoutant Espace musique qui présente une émission spéciale portant sur les chansons de Leonard Cohen, je me dis que si ce nouvel ordi peut m'inciter à écrire un peu plus, à être plus motivée à peaufiner mes cours, à enfin mettre de l'ordre dans toutes ces photos prises durant mes derniers voyages, il ne sera pas qu'un jouet, mais bien plus. Je déciderai de ce que je ferai de mon portable. Je peux m'en servir (comme je le fais souvent, je l'admets) pour explorer, un peu compulsivement, mes sites de nouvelles préférés: Cyberpresse et People.com. Je peux aussi aller voir à toutes les deux minutes ce que mes amis font d'intéressant, en consultant Facebook. Je peux aller prendre mes messages hotmail en attendant frénétiquement la nouvelle qui donnera un nouveau sens à ma vie (ou à ma journée). Ou je peux faire comme ce cher Cohen et me renouveler. Aller voir d'autres sites que ceux que je visite habituellement, écrire autre chose, sortir de mon chemin familier. Ajouter des favoris.

Il fait chaud ce soir. ''On a enfin un été'', disent certains. Même si le changement de saison ne se fera pas avant un mois, je sens qu'une nouvelle saison arrive. Dans l'air, dans ma tête et sur mon écran.

Dans le fond, j'aimerais que mon ordi soit outil de liberté, car comme le chante Cohen:


'' Like a bird on the wire,


Like a drunk in a midnight choir


I have tried in my way to be free.''




Commentaires

Messages les plus consultés de ce blogue

Ralentir

Je voulais faire ma sérieuse et vous trouver une définition du slow travel. Je me disais que ça ferait plus crédible de parler de cette façon de voyager en commençant par citer ce qu'en pensent les spécialistes de la question. Quand je suis venue pour googler le terme, le réseau du Rusty Pelican, auberge où nous demeurons, s'est mis à ralentir. J'ai pris ça comme un message. Je suis à l'Ile Maurice, en plein milieu de l'océan Indien. Je ne peux me dépêcher à trouver ce que ça veut dire que de voyager lentement. Vous googlerez le terme vous-mêmes, donc. Moi, je me contenterai de vous parler de ma vision du voyage au ralenti. Lors de notre précédent périple, en 2007-2008, nous avons commencé l'année en lion. Allemagne, République tchèque, Pologne, Autriche, Slovaquie, Hongrie, Roumanie, Bulgarie, tout cela en deux mois et demi. Je me souviens que notre rythme était haletant. Je me souviens aussi que, le 19 octobre 2007, je me suis cassé la cheville en descenda...

Délivre-nous du mal

J'aime visiter des expositions ou des musées portant sur un artiste en particulier. De cette façon, je sens que je rencontre une personne et que j'apprends à la connaître. J'ai ainsi découvert Degas (ma première passion artistique, à 16 ans), Dix, Chagall, Matisse, Munch, Van Gogh, Rembrandt et plusieurs autres. Certains artistes me fascinent, comme Courbet et Caravaggio, d'autres me frustrent, comme Picasso (j'ai lu la bio de sa xième femme, Françoise Gilot et depuis, je ne suis pas capable de le sentir). J'aime aller à la rencontre de ces génies qui réinventent notre façon de voir le monde. Durant mes pérégrinations dans les musées, aucun artiste n'a su me toucher autant qu'Antoni Gaudi. Je l'ai rencontré un peu par hasard. Notre guide EF, en 2006, Flora, nous parlait avec des étoiles dans les yeux du Parc Güell. Je me demandais ce qui l'allumait autant. Cela n'a pas pris de temps pour que je comprenne les raisons de son amour pour l'...

Week End

J'aime et je n'aime pas l'expression Week End. Fin de la semaine. Mes week ends se passent souvent de la même façon. Je vous explique le pattern, vous me direz si c'est la même chose pour vous. Le vendredi, je flotte et j'imagine que la fin de ma semaine de 7 jours durera...au moins 15 jours. Je fais des plans, j'imagine de longues marches, des lectures sans fin, des bouteilles de bons vins partagées à la lueur de chandelles achetées à Wakefield, des journaux lus entièrement: Le Globe, La Presse, Le Devoir et pourquoi pas, le New Yorker. Des livres aussi, tiens, on devrait aller faire un tour au Chapters! J'ai toujours un frisson de soulagement lorsque je traverse le Pont Alonzo Wright, vers 16 h 15 le vendredi. J'aurai du temps pour moi et je l'utiliserai bien ce temps. Samedi matin arrive. Je me lève tard et je commence à lire un journal. La Presse en premier: ma soeur Sly, Rima, Marc Cassivi, Foglia, les arts, les carrières et professions puis Je...