Passer au contenu principal

I'm signing in the rain

Il pleut à Gatineau et il fait frais. Est-ce que je pourrais être plus enchantée de ce début d'été non-caniculaire? Je ne crois pas. Pour célébrer, je vous présente mon palmarès de musique pour avant-midis de juin pluvieux.

Bien sûr, vos suggestions de musique nostalgiques et un peu tristounettes sont les bienvenues.

Amateurs de pluie qui n'êtes, comme moi, plus capables de voir les airs désolés des madames bronzées de Météomedia à l'approche d'un orage, à vos claviers! La pluie, c'est fait pour se célébrer et c'est aussi du beau temps (pour moi, en tous cas).

Voici donc la trame sonore de mon avant-midi nuageux de rêve:

1. Nina Simone chantant Ne me quitte pas. Math m'a acheté son Greatest hits pour ma fête et je décrète illico tout ce qu'a chanté Nina Simone musique officielle de ma mélancolie passée, présente et future. La dame est une grande et on entend une magnifique tristesse dans sa voix à la fois belle et écorchée vive.

2. Leonard Cohen chantant son Famous Blue Raincoat. J'ai écouté cette chanson des dizaines de fois et elle me donne toujours le goût de pleurer, doucement, en regardant de la pluie (ou de la neige) tomber.

3. La trame sonore du film Garden State. On y découvre les groupe Iron and Wine et The Shins et on redécouvre le chanteur de Men at work, Colin Hay interprétant la sublime I Just Don't Think I'll Ever Get Over You. Quand une chanson commence par "I drink good coffee in the morning", ça va déjà très bien. Le compagnon idéal d'une matinée de pluie étant, bien sûr, une bonne tasse de café corsé, suivie d'une deuxième tasse aussi savoureuse, dégustée lentement car de toutes façons, il n'y a rien à faire à l'extérieur!

4. Case of you de Joni Mitchell. La fille qui se retrouve dans un bar à parler de celui qu'elle aime en rêvant de revenir au Canada devait y être car il pleuvait dehors, c'est certain. Joni est la championne de la nostalgie. Si vous avez besoin de vous en convaincre, écoutez sa chanson de Noël où elle dit "I wish I had a river, I could skate away on"... Frissons garantis.

5. Margaret vs Pauline, de Neko Case. Merci à Mag la déesse de la découverte musicale de m'avoir permis de découvrir cette chanteuse à la voix de soirée fraîche du mois d'octobre.

6. Mushaboom de Feist. Cadeau de ma soeur Kine, autre déesse de la découverte musicale. C'est frais comme du gazon rafraîchi par une rosée matinale qui précède une journée ennuagée de juillet, cette petite chanson.

7. Cigarette and Chocolate Milk, de Rufus Wainright. J'ai choisi cette chanson mais j'aurais pu nommer n'importe quoi en lien avec Rufus, Martha ou Kate et Anna Macgarrigle. J'aimerais jouer aux Mille Bornes en buvant du vin un samedi pluvieux de juillet dans le chalet de St-Sauveur de cette famille déjantée.

8. Bad de U2 . Ça, c'est pour les nuits d'insomnie à écouter la pluie " To let it go and to fade away, wide awake, I'm wide awake, and not sleeping".

9. Cloudy, de Simon and Garfunkel. Leur musique est faite pour être écoutée dans un autobus Greyhound roulant sous un ciel gris en direction de New York, au mois de novembre. "Hey sunshine, I haven't seen you for a long time". Et c'est très bien ainsi.

10. Terminons par un classique. De mon disque For a Rainy Day acheté au Maine Mall, à Portland par une journée de pluie , les magnifiques Gymnopédies d'Éric Satie. Je vous les conseille, si vous aimez les notes douces et le calme de l'ondée.

Il y a aussi, bien sûr Rain de The Cult, I'm only happy when it rains, de qui déjà, je ne le sais plus, Blind Melon qui chante si bien "And I don't understand why I sleep all day, and I'm starting to complain, that there's no rain" et plusieurs autres, sûrement. Pour enrichir ma culture de musique de pluie, j'attends vos suggestions...

Je vous souhaite un beau mois de juillet. Ensoleillé ou pluvieux. A votre goût.

Commentaires

Messages les plus consultés de ce blogue

0 comments

Comme vous l'avez probablement remarqué, j'aime mieux m'occuper de mon blogue que de mon jardin. Les premiers jours, j'en étais obsédée. Je prononçais le mot blogue plus souvent que tout autre mot de la langue française et Mathieu (n'ayant pas encore parti son "Let it blogue") était probablement près de mettre ses valises près de la porte, comme môman de la P'tite vie, pour que j'arrête de parler de ma nouvelle obsession. Après des années à remplir des pages de journaux intimes plus pathétiques les uns que les autres, j'ai enfin trouvé une façon d'écrire pour autre chose que mon nombril. Et de plus, j'ai décidé (de façon idéaliste) que si les gens n'aiment pas ce que j'écris, ils n'ont qu'à aller lire ailleurs. Donc depuis une dizaine de jours, j'écris, je colle des images, je me fais un petit scrap book public. J'ai remplacé " Décore ta vie " par " Décore ton blogue ". Pas mal plus construct...

Ralentir

Je voulais faire ma sérieuse et vous trouver une définition du slow travel. Je me disais que ça ferait plus crédible de parler de cette façon de voyager en commençant par citer ce qu'en pensent les spécialistes de la question. Quand je suis venue pour googler le terme, le réseau du Rusty Pelican, auberge où nous demeurons, s'est mis à ralentir. J'ai pris ça comme un message. Je suis à l'Ile Maurice, en plein milieu de l'océan Indien. Je ne peux me dépêcher à trouver ce que ça veut dire que de voyager lentement. Vous googlerez le terme vous-mêmes, donc. Moi, je me contenterai de vous parler de ma vision du voyage au ralenti. Lors de notre précédent périple, en 2007-2008, nous avons commencé l'année en lion. Allemagne, République tchèque, Pologne, Autriche, Slovaquie, Hongrie, Roumanie, Bulgarie, tout cela en deux mois et demi. Je me souviens que notre rythme était haletant. Je me souviens aussi que, le 19 octobre 2007, je me suis cassé la cheville en descenda...

Délivre-nous du mal

J'aime visiter des expositions ou des musées portant sur un artiste en particulier. De cette façon, je sens que je rencontre une personne et que j'apprends à la connaître. J'ai ainsi découvert Degas (ma première passion artistique, à 16 ans), Dix, Chagall, Matisse, Munch, Van Gogh, Rembrandt et plusieurs autres. Certains artistes me fascinent, comme Courbet et Caravaggio, d'autres me frustrent, comme Picasso (j'ai lu la bio de sa xième femme, Françoise Gilot et depuis, je ne suis pas capable de le sentir). J'aime aller à la rencontre de ces génies qui réinventent notre façon de voir le monde. Durant mes pérégrinations dans les musées, aucun artiste n'a su me toucher autant qu'Antoni Gaudi. Je l'ai rencontré un peu par hasard. Notre guide EF, en 2006, Flora, nous parlait avec des étoiles dans les yeux du Parc Güell. Je me demandais ce qui l'allumait autant. Cela n'a pas pris de temps pour que je comprenne les raisons de son amour pour l'...