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A l'ombre du mont Orford


Hier et aujourd'hui, j'ai participé à une rencontre de l'Association des collèges privés du Québec. Cette rencontre était destinée aux directeurs des études. Je ne suis pas directrice, je le sais. Je n'avais donc aucunement rapport là. Bien que les directeurs en question soient des gens très gentils, je me suis sentie comme la petite jeune qui ne sait pas trop ce qu'elle fait là (ce qui était pas mal le cas). Pourtant, j'avais insisté auprès de mon patron pour y aller. Petite jeune, oui, petite jeune gênée en plus... Pourquoi être allée là?

Durant les nombreuses heures de réunions durant lesquelles je ne comprenais rien, j'ai fait un peu d'auto-analyse.

Voilà les résultats de mes tribulations...

J'ai réalisé deux choses:

1-) Je suis encore une personne gênée, même après des années de cheminement intérieur. Je suis souvent timide, en fait, avec des gens que je considère plus compétents que moi. Je suis aussi comme cela quand on rit fort et que je ne trouve pas l'humour des gens particulièrement hilarants. Je fige, je fais des gaffes, je ne sais trop quoi dire. Je suis comme je l'étais à 12 ans, lorsque j'avais peur de m'adresser aux gens populaires de ma classe et que je les trouvais à la fois cool et pas comiques du tout. Oui, comme le chante Céline On ne change pas ...

2-) Je serais prête à endurer bien des souffrances pour une chambre d'hôtel payée dans un endroit de villégiature. En plus, la mienne était située juste en face du Lac Memphrémagog. Lorsque je l'ai pu, je suis allée prendre une marche au bord du lac. Je n'étais peut-être pas à ma place lors de la réunion mais face au lac, il n'y a pas de place, il y a juste la paix...

Je me connais un peu mieux, c'est peut-être à cela que cette expérience a servi. Et il y a pire comme contexte que l'Estrie en juin...

Il me reste un petit jour d'école. Après, les vraies et longues vacances commencent. Je m'en vais voir Madonna jeudi. Je vous en reparle.

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Ralentir

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