Passer au contenu principal

Caliente



Je déteste la chaleur. Elle m'accable au plus haut point.Donnez-moi du verglas, du frimas, de la brume, des orages. Tout. Mais de la chaleur humide couplée à du soleil éclatant, je ne suis pas capable d'endurer cela, un point c'est tout. A Météomedia, la carte du Québec était couverte d'une grosse tache jaune avec chaleur extrême d'écrite dessus. Pas bon signe. Dites, c'est combien un billet d'avion pour le Nunavut? Quoiqu'avec le réchauffement de la planète, il doit y avoir une vague de chaleur là-bas aussi...

Autre mauvais présage, entendu de la bouche d'une Pénélope McQuade aussi blonde qu'extatique, à l'émission de fin de soirée portant sur le Festival Juste pour rire:
"Il va faire chaud cette fin de semaine, nous allons enfin avoir un été..." J'avais le goût de crier. Non, c'est pas (nécessairement) ça l'été. C'est pas 35 degrés à l'ombre, c'est pas un soleil aveuglant qui rend impossible toute introspection, c'est pas ça l'été. C'est un petit vent à 11 h du matin, c'est une fine pluie en début de soirée, c'est un éclair pendant la nuit. C'est une petite laine qu'on se met, parce qu'il fait frais. C'est de se dire "Finalement, on a échappé à la canicule, cet été", tout en respirant l'air frais qui soulève notre rideau, juste un peu...

Qu'à cela ne tienne. Malgré toutes me protestations et ma haine des miss météo gorgées de bonheur à l'annonce de la hausse du mercure, la canicule s'en vient. Cependant, je ne la laisserai pas gagner. Elle ne rongera pas mon été paisible. A moi, les cinémas climatisés et les cafés accueillants. Je commencerai à lire des romans se déroulant en Sibérie ou en Scandinavie (des suggestions, quelqu'un?) et je me louerai Ice Age. Je m'achèterai des petits machins pour me faire des popsicles (et qui sait, peut-être même des poudding pops!) et je vais me faire une réserve de Perrier limette. Mon ventilateur sera mon meilleur allié et, s'il le faut, je me mettrai la tête dans le congélateur ou je ferai des visualisations de scènes comme celle-ci:














Je suis (presque) prête!

Si vous avez des trucs (autres que: essaye d'aimer la canicule ou achète-toi une piscine), ils sont les bienvenus.

Ensemble, nous y arriverons!

Commentaires

Anonyme a dit…
Va dans le Vortex au Mont Cascades...
Anonyme a dit…
Le sous-sol peut aussi aider et ma piscine! Vous etes toujours les bienvenues!
Anonyme a dit…
Chanty m'a pris de vitesse... La piscine est à votre disposition, ainsi que la climatisation. Il y a des galas Juste pour Rire retransmis en direct au petit écran payant... Sauf pour samedi qui vient (deja de la visite), il en restera 2... Amenez vos consommations!
Anonyme a dit…
j'en ai un bon truc pour toi: penses à ta soeur qui en a pour 10 jours à couvrir le festival JPR, c'est-à-dire arpenter les rues de MTL alors qu'il fait 46 degrés (avec facteur Humidex), auprès des mêmes blondes extatiques qui sont dont contentes que ce soit ENFIN L'ÉTÉ!!!! Du coup, tu vas trouver sentir la petite brise dans ton jardin d'Outaouais...

Messages les plus consultés de ce blogue

Délivre-nous du mal

J'aime visiter des expositions ou des musées portant sur un artiste en particulier. De cette façon, je sens que je rencontre une personne et que j'apprends à la connaître. J'ai ainsi découvert Degas (ma première passion artistique, à 16 ans), Dix, Chagall, Matisse, Munch, Van Gogh, Rembrandt et plusieurs autres. Certains artistes me fascinent, comme Courbet et Caravaggio, d'autres me frustrent, comme Picasso (j'ai lu la bio de sa xième femme, Françoise Gilot et depuis, je ne suis pas capable de le sentir). J'aime aller à la rencontre de ces génies qui réinventent notre façon de voir le monde. Durant mes pérégrinations dans les musées, aucun artiste n'a su me toucher autant qu'Antoni Gaudi. Je l'ai rencontré un peu par hasard. Notre guide EF, en 2006, Flora, nous parlait avec des étoiles dans les yeux du Parc Güell. Je me demandais ce qui l'allumait autant. Cela n'a pas pris de temps pour que je comprenne les raisons de son amour pour l'...

Ralentir

Je voulais faire ma sérieuse et vous trouver une définition du slow travel. Je me disais que ça ferait plus crédible de parler de cette façon de voyager en commençant par citer ce qu'en pensent les spécialistes de la question. Quand je suis venue pour googler le terme, le réseau du Rusty Pelican, auberge où nous demeurons, s'est mis à ralentir. J'ai pris ça comme un message. Je suis à l'Ile Maurice, en plein milieu de l'océan Indien. Je ne peux me dépêcher à trouver ce que ça veut dire que de voyager lentement. Vous googlerez le terme vous-mêmes, donc. Moi, je me contenterai de vous parler de ma vision du voyage au ralenti. Lors de notre précédent périple, en 2007-2008, nous avons commencé l'année en lion. Allemagne, République tchèque, Pologne, Autriche, Slovaquie, Hongrie, Roumanie, Bulgarie, tout cela en deux mois et demi. Je me souviens que notre rythme était haletant. Je me souviens aussi que, le 19 octobre 2007, je me suis cassé la cheville en descenda...

Point final

Il est 6h15 du matin et je ne dors plus depuis 5h. Notre avion ne part qu'à 13h30 et mes bagages sont prêts. Que faire? Ça fait des jours que je me dis que je dois écrire ce texte et ainsi mettre un point final à la belle aventure que fût notre voyage autour du monde. Si je n'étais pas capable de me résoudre à écrire, c'est probablement parce que des sentiments contradictoires m'habitent. Nous avons tellement vécu de choses et cette année a passé si vite. Je voudrais à la fois rester à Paris six mois et rentrer chez nous le plus vite possible afin de revoir mon monde et me retrouver dans mes affaires. Je viens de relire l'entrée de blogue que j'ai écrite au tout début de notre voyage. Essentiellement, je disais que je ne savais pas trop pourquoi je partais et que, probablement, je trouverais des réponses à quelque part sur ma route. Avec du recul, je sais maintenant un peu plus pourquoi j'avais besoin de partir pour longtemps. Pourquoi suis-je donc par...