Puisque toute bonne chose a une fin

Je rentre au travail demain. Les cours ne recommencent que dans une semaine mais je dois planifier ma session, faire le ménage de mon bureau, retrouver le chemin professionnel duquel je me suis joyeusement écartée depuis deux semaines.

J'aime beaucoup mon travail. J'aime moins me lever tôt. J'aime moins me retrouver, moi éternelle procrastinatrice, avec des listes de choses à faire que je remets toujours à plus tard. Je crois que je serais incapable de ne pas travailler. J'aime me sentir utile et appréciée professionnellement parlant. Cependant, il est clair que la vie de bureau et ses contraintes temporelles ne sont pas toujours faites pour moi, qui ai un tempérament bohême et voyageur.

Je me sens un peu nerveuse, en ce dimanche soir, mais c'est pas si pire. Les vacances ont été bonnes. J'ai marché, j'ai ri, j'ai bien mangé, bien respiré, ai vu de bons films, ai lu de bons livres, ai passé du temps avec ceux que j'aime. Comme je l'ai écrit il n'y a pas si longtemps, je sens que le tourbillon de ma fin de session est derrière moi. Erikson a déjà dit que pour être productif de façon optimale, il est important de s'accorder des temps improductifs et que ceux-ci enrichissent notre créativité. J'aime bien ce conseil. Je n'ai pas regardé mon agenda une seule fois depuis deux semaines et j'ai presque hâte de le retrouver. Bien sûr, une partie de moi voudrait continuer à se lever tard à tous les matins et à écouter Indicatif présent à la maison en travaillant de chez elle. Oui, il est parfois difficile de me tirer de mon domicile le matin (surtout quand il fait froid et que c'est lundi) mais je suis toujours heureuse une fois rendue à l'école. Heureuse de saluer mes élèves et mes collègues, heureuse de travailler dans un milieu qui a certes ses défauts mais qui me permet quand même de m'épanouir, personnellement et professionnellement.

De grands défis se présentent à moi: faire ce que j'ai à faire à mesure, sans remettre trop au lendemain, retravailler mes cours, prendre soin de moi pour pouvoir être énergique lorsque j'enseigne ou lorsque j'écoute. Le plus important: prendre les choses une à la fois et penser plus aux solutions qu'aux problèmes. Vaste programme qui me permettra peut-être de ne plus faire d'insomnie le dimanche soir.

Je m'en retourne lire (Night of Rain and Stars de Maeve Binchy, excellent livre de fin de vacances dont je vous reparlerai bientôt) et je vous souhaite un beau lundi, rentrée ou non.

Commentaires

MatBeat a dit…
Chère Caro!

Quand j'ai pris congé de mon blogue, il y a deux semaines, j'ai aussi pris congé de tous les blogues... y compris le tien. Pour mieux vivre la coupure, mieux plonger dans Noël, avec les autres et avec toi.

De relire maintenant tes cinq dernières entrées me fait tout drôle.Ça me rend un peu nostalgique. Ça m'éclaire sur ce que tu vivais. Je devinais un peu, mais avec tes mots c'est plus clair.

Ataraxie disais-tu, donc? Quand j'étais gamin, et hyper-actif, on m'a mis sous médication. Je prenais de l'atarax! Je ne sais pas si cela m'a apporté la paix de l'âme, mais une chose est sûre, cela en a donné à ma mère! Puis, on a voulu me donner une nouveauté médicale: le ritalin. Je remercie ma mère d'avoir dit non. Et mon père d'avoir contribué à mon calme!

Je te souhaite néamoins l'atataxie que tu cheches tant et que tu trouveras sans doute en t'actualisant! Comme quoi,tout est dans tout.

Bonne année à toi et à ton blogue.
xxx

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